Les Français plus nombreux dans les transports publics

L’enquête annuelle de l’Union des transports publics, intitulée Observatoire de la mobilité 2018, va pouvoir nourrir les débats suscités par la future loi d’orientation des mobilités. L’enquête présentée le 27 novembre montre en effet que si la surface desservie par les transports publics urbains en province ne cesse de croître (elle a augmenté de 25 % en deux ans), la population desservie n’augmente que très faiblement (+2 %). « Cela témoigne de l’étalement urbain dont l’un des effets est le maintien du “tout-voiture” », notent les auteurs de l’étude. Selon Thierry Mallet, président de l’UTP, « on voit bien que la voiture va continuer à jouer un rôle majeur car les transports publics ne peuvent aller chercher tout le monde partout ». D’où l’idée d’inventer de nouvelles solutions de transports, essentiellement basées sur les comportements collaboratifs et soutenues financièrement par les futures autorités organisatrices de la mobilité que veut créer la LOM sur tout le territoire (lire aussi « LOM : de bons outils, mais quel chantier ! »).

Globalement, 73 % des Français ont accès à un réseau de transport public. L’enquête réalisée en septembre 2018 à partir d’un questionnaire soumis à un échantillon représentatif (1 501 individus de 18 ans et plus, vivant dans une agglomération de plus de 50 000 habitants) montre aussi l’engouement des Français pour les transports publics. Ils sont de plus en plus nombreux à les utiliser : 70 % les utilisent régulièrement alors qu’ils étaient 67 % en 2015(avant tout le bus, puis le métro et le tramway).

Mais alors que va se réunir en décembre en Pologne la COP24 et que le débat s’amplifie sur la nécessité de réduire les émissions de CO2, la principale raison de leur choix en faveur des transports collectifs est leur côté pratique pour 46 % des personnes interrogées. La raison environnementale est la dernière évoquée par seulement 14 % d’entre eux. « Pour la première fois, l’argument écologique qui avait doublé entre 2015 (7 %) et 2017 (14 %) cesse de progresser et se positionne après le motif économique, et ce, malgré la démission de Nicolas Hulot », notent les auteurs de l’étude.

Autre enseignement, le coût des transports est mal perçu par les utilisateurs, souligne l’UTP. Une majorité d’entre eux (34 %) pensent que l’évolution du coût des déplacements en transports est identique à celle du coût des déplacements en voiture. Et une proportion également élevée (30 %) est persuadée que le coût des déplacements en transports collectifs croît plus que celui en voiture. Les responsables de l’UTP, qui rappellent que cette augmentation reste bien en deçà du budget de l’automobiliste, et même en deçà de l’évolution des coûts des autres services publics, pourraient avoir intérêt à faire œuvre de pédagogie. D’autant qu’un autre débat (celui sur la gratuité des transports) est en train de monter à l’approche des élections municipales. L’UTP se prononce contre la gratuité en raison des besoins de financement considérables du transport public urbain estimés à plus de 16 milliards d’euros par an (dont 8,4 milliards pour la province). L’organisation professionnelle s’interroge sur la pérennité du versement transport apporté par les employeurs à hauteur de sept  milliards d’euros si des collectivités décidaient de passer à la gratuité.

Source : Les Français plus nombreux dans les transports publics – Ville, Rail et Transports

Les défis du transport urbain – été 2017

Les réseaux de transport n’ont pas attendu la parution du décret sur les véhicules à faibles émissions pour expérimenter et commander des bus propres. Parallèlement, le vote de la loi Savary-Le Roux a entraîné une nouvelle vague de campagne de prévention-dissuasion pour lutter contre la fraude.

Source : [Été 2017] Les défis du transport urbain

Optimiser les ressources du transport public : les recommandations issues du Tour de France GART / UTP 2015

Le GART et l’UTP ont organisé en 2013 un premier Tour de France en 7 étapes pour aller à la rencontre de leurs adhérents. Les concertations locales ont permis de dégager 40 recommandations communes qui s’articulaient autour de 7 axes pour favoriser le report modal et améliorer l’équilibre économique du transport public urbain.

En 2015, les deux organisations ont souhaité poursuivre cette démarche par un nouveau tour de France sur le thème de l’optimisation des ressources du transport public. 6 étapes ont jalonné cette deuxième série de concertations locales.

A chaque étape, le réseau hôte et les réseaux invités ont décliné des actions mises en œuvre sur une thématique spécifique.

Les réussites et les points d’achoppement y ont été présentés, ainsi que les obstacles à surmonter pour aller plus loin, le cas échéant.

Des débats avec l’auditoire, exclusivement composé des adhérents du GART et de l’UTP, ont fait suite aux présentations afin de dégager de bonnes pratiques ou des pistes d’action qui pourront être essaimées dans les réseaux de transport public.

Au total, plus de 350 élus, techniciens ou opérateurs ont pu échanger sur les thèmes de la lutte contre la fraude, la tarification solidaire, les transports publics dans les agglomérations de taille intermédiaire, l’intermodalité et la billettique, l’optimisation de l’investissement et l’optimisation de l’exploitation des réseaux.

Site du GART – Mobilités

Téléchargez ici les recommandations issues du Tour de France GART / UTP 2015 1,75 Mo

Transport urbain : la recette par voyage en baisse depuis dix ans

L’UTP constate que la recette par voyage est en baisse continue depuis dix ans. En cause, une progression des recettes systématiquement inférieure à celle du trafic. L’organisation professionnelle considère que ce décalage persistant menace la pérennité de l’offre de transport public urbain.

Source : Transport urbain : la recette par voyage en baisse depuis dix ans

L’UTP esquisse des pistes pour enrayer le tassement du trafic dans les transports publics

Lors des Rencontres nationales du transport public, le président de l’UTP, Jean-Pierre Farandou, a annoncé que la baisse de l’offre de transport public – un phénomène jamais vu dans le secteur – avait entraîné un tassement du trafic… qui pourrait conduire à revoir l’offre. Face à cette spirale, celui-ci a esquissé les recettes et économies réalisables si toutes les parties prenantes s’impliquent – opérateurs, élus, pouvoirs publics, usagers.

Extrait :

En outre, augmenter la vitesse commerciale des bus représente une source non négligeable d’économies. En effet, créer des voies réservées permet d’augmenter cette vitesse commerciale de 30%, de 17 à 22 km/h. Une meilleure attractivité qui permettrait, selon lui, d’augmenter le trafic de 15% (et les recettes) et de baisser les dépenses : des bus plus rapides impliquent que l’opérateur a besoin de moins de véhicules et de conducteurs pour assurer le même service.

Source : L’UTP esquisse des pistes pour enrayer le tassement du trafic dans les transports publics