Être livreur à vélo : passion ou exploitation ?

Dans un contexte d’ubérisation de l’économie et d’évolution des pratiques de consommation, la livraison de repas à domicile s’est considérablement développée. Avec la crise sanitaire, qui a encore amplifié le recours à ce service, de nombreux livreurs à la recherche d’un revenu facile d’accès et d’une activité autonome et flexible sont entrés dans la course, employés par des plateformes numériques comme Uber Eats ou Deliveroo qui travaillent aujourd’hui avec plus d’une dizaine de milliers de livreurs en France. Ils sont devenus des acteurs incontournables de la logistique urbaine. Comment vivent-ils ce métier mobile ? Être livreur à vélo aujourd’hui, passion ou exploitation ?

Source : https://fr.forumviesmobiles.org/projet/2020/12/14/etre-livreur-velo-passion-ou-exploitation-13524

Urban access across the globe: an international comparison of different transport modes

Urban Access Across the Globe: An International Comparison of Different Transport Modes.

This impressive study by an international team of researchers, measured the number of jobs accessible within 30 minutes for four travel modes in 117 cities from 16 countries. They find that sprawled America cities provide modest automobile access and relatively poor transit and walking access; Australian and Canadian cities have lower automobile access, but better transit access; while Chinese and European cities tend to have the best overall accessibility due to their combination of compact development and intensive transport network. This indicates that access requires optimal combinations of density and mobility.

Source : Urban access across the globe: an international comparison of different transport modes – s42949-021-00020-2.pdf

Internet des objets, impression 3D, robotique : des technologies davantage utilisées par les grandes sociétés

En 2020, 10 % des sociétés de 10 personnes ou plus utilisent des systèmes interconnectés. Cela est plus fréquent dans les grandes sociétés (29 %) et dans le secteur des transports (16 %). Les capteurs de suivi ou d’entretien des véhicules ou des produits sont les plus utilisés, 38 % des sociétés qui ont recours aux systèmes interconnectés en sont équipées. Ils vont souvent de pair avec une utilisation accrue de cloud computing et de big data.

Comme deux ans auparavant, 4 % des sociétés utilisent l’impression 3D. Cette part s’élève toutefois à 17 % pour les sociétés de 250 salariés ou plus. Ces dernières recourent plus souvent aux imprimantes de la société (14 %) qu’aux services d’une filiale ou d’un prestataire (8 %).
Les produits de l’impression 3D sont plus souvent utilisés en interne (79 %) que vendus (48 %), et sont plus fréquemment des prototypes ou des maquettes (84 %).

8 % des sociétés utilisent un robot, et deux fois plus souvent un robot industriel qu’un robot de service. Le recours aux robots industriels est logiquement concentré dans l’industrie.

Source : Internet des objets, impression 3D, robotique : des technologies davantage utilisées par les grandes sociétés – Insee Première – 1854

Retour sur l’incendie des serveurs d’OVH : la sobriété numérique est-elle possible ?

Comme vient tout juste de s’en rendre compte Elon Musk, le fantasque patron de Tesla, l’empreinte énergétique des activités numériques a de quoi faire peur. Que ce soit pour « miner » du Bitcoin ou conserver des milliards de clichés de chatons-trop-mignons, il faut des matériaux et beaucoup d’électricité ! La dématérialisation des réseaux n’est ainsi qu’un fantasme, rappelle Marc Bidan qui, dans notre chronique « l’environnement autrement », revient sur les leçons de sobriété que nous pourrions tirer de l’incendie qui a récemment touché un des data centers de l’entreprise française OVH.

Source : Retour sur l’incendie des serveurs d’OVH : la sobriété numérique est-elle possible ?

Voir notamment : L’enjeu ici n’est pas tant de repenser ces infrastructures que la production des données. Ce qui nous amène à de nouvelles questions : quand penserons-nous la mortalité des données (leur durée de vie) ? Quand envisagerons-nous de ne pas produire de données, qui demeurent dans la plupart des cas bien inutiles, insipides et inexploités.

La culture du service gagne les réseaux de transport public européens

La question de la qualité de service est de première importance pour le public, notamment depuis l’explosion des services de mobilité liés au numérique, traduisant des attentes fortes pour une mobilité fluide, choisie, confortable et sûre. Alors que l’autorité organisatrice Île-de-France mobilités entame un nouveau cycle de renouvellement des contrats pluriannuels avec les exploitants, comment la qualité est-elle abordée dans les autres grands réseaux européens ?

Source : La culture du service gagne les réseaux de transport public européens

Rapport : La culture du service gagne les réseaux de transport public européens

Les horaires flexibles renforcent la congestion

Ça va de soi : en recourant aux horaires flexibles en entreprise, on étale, ou plutôt on étire les pointes horaires, et on soulage ainsi les routes ou les transports publics. Ça va de soi, sauf que c’est faux. Emmanuel Munch, enseignant-cher- cheur à l’Ecole d’urbanisme de Paris a épluché la dernière Enquête nationale transports et déplacements ( 2008). Et il a fait, explique-t-il au Forum Vies Mobiles, « un constat de prime abord paradoxal ». En Ile-de-France au moins, les travailleurs qui peuvent choisir leurs horaires arrivent au bureau à l’heure de pointe, plus encore que ceux dont l’horaire est fixé par l’employeur.

graphique horaire

Source : Les horaires flexibles renforcent la congestion – Ville, Rail et Transports

et Forum Vies Mobiles.org

L’évolution de la Terre en accéléré

Une nouvelle fonctionnalité intégrée à Google Earth, le service de Google permettant de voir la Terre via des photographies aériennes et satellitaires, montre l’évolution d’une zone donnée sur les 40 dernières années. Une playlist de près de 300 vidéos en accéléré éditée par Google sur YouTube propose de visualiser par exemple l’urbanisation de Pékin, en Chine, ou encore la fonte des glaces en Antarctique

Source : Google Earth

Neutralité carbone des villes : le vélo 10 fois plus efficace que la voiture électrique

Extraits :

Dans une nouvelle étude publiée en avril 2021, mes collègues et moi-même avons identifié que les personnes marchant ou faisant du vélo ont une empreinte carbone plus faible lors de leurs déplacements quotidiens, notamment en ville.

[…]

Nous avons suivi 4 000 personnes environ, vivant à Londres, Anvers, Barcelone, Vienne, Orebro, Rome et Zurich. Pendant deux ans, nos participants ont rempli quelque 10 000 carnets de voyage. Ils y ont consigné tous leurs déplacements quotidiens : se rendre au travail en train, emmener les enfants à l’école en voiture, prendre le bus, etc.

Pour chaque trajet, nous avons calculé l’empreinte carbone.

Un résultat nous a plus particulièrement frappés : les personnes qui se déplaçaient quotidiennement à vélo émettaient 84 % moins de carbone que les autres.

Nous avons également constaté que pour une personne passant de la voiture au vélo un seul jour par semaine, la réduction de son empreinte carbone atteignait les 3,2 kg de CO2 ; cela équivaut aux émissions générées par une voiture parcourant 10 km, une portion d’agneau ou de chocolat ou l’envoi de 800 e-mails.

Source : Neutralité carbone des villes : le vélo 10 fois plus efficace que la voiture électrique

Rapport d’étude : The climate change mitigation effects of daily active travel in cities et direct.

How Safe Are You From Covid When You Fly?

Quels risques présente un voyage en avion en temps de pandémie ? Une infographie spectaculaire du New York Times (en anglais) nous emmène à bord d’un vol commercial standard, à la découverte du fonctionnement du système de ventilation d’un avion. Des simulations montrent la portée que peuvent avoir les gouttelettes projetées par une personne malade. Le journal en conclut qu’il est tout aussi probable d’être contaminé dans un aéroport qu’à bord d’un avion.

Source : How Safe Are You From Covid When You Fly? – The New York Times

Les cinq réussites de la limitation de vitesse à 80 km par heure

La limitation de la vitesse à 80 km/h est un sujet qui fâche. Pourtant, rares sont les mesures qui ont un bilan aussi positif. L’ingénieur Mathieu Chassignet, spécialiste des transports, démonte cinq idée reçues autour du passage à 80 km/h.

Source : Les cinq réussites de la limitation de vitesse à 80 km par heure | Alternatives Economiques

La demande énergétique mondiale est sous-estimée, et c’est un vrai problème pour le climat

Parfois appelé « paradoxe de Jevons », du nom du premier économiste à l’avoir étudié au milieu du XIXe siècle, l’effet rebond correspond à l’ensemble des mécanismes économiques et comportementaux qui annulent une partie, ou la totalité, des économies d’énergie résultant des gains d’efficacité.

Par exemple, si les ingénieurs parviennent à diminuer de moitié la consommation d’essence nécessaire pour parcourir un kilomètre en voiture, les automobilistes peuvent dépenser deux fois moins d’argent pour parcourir la même distance, mais ils peuvent aussi parcourir deux fois plus de kilomètres avec le même budget ! L’histoire nous montre que c’est la seconde option qui a été suivie, en augmentant au passage le poids, le confort, la vitesse maximale et la puissance des voitures.

Source : La demande énergétique mondiale est sous-estimée, et c’est un vrai problème pour le climat

Les déterminants du choix modal

Voiture ou train ? Vélo ou bus ? Trottinette ou marche ? Le choix du mode de déplacement s’inscrit dans un enchevêtrement décisionnel relativement complexe, sans doute plus encore aujourd’hui avec la multiplication des offres de services de mobilité. Ce rapport a pour objet de faire le point sur l’état des connaissances scientifiques accumulées sur cette question et de les synthétiser. Identifier les déterminants du choix modal a pour principal intérêt de pouvoir mieux comprendre les pratiques des individus, d’anticiper leurs évolutions et ainsi d’accompagner les politiques publiques de transport et de mobilité.
Les déterminants du choix modal ont été classés en 6 groupes : caractéristiques objectives des modes ; environnement ; psycho-sociologie et représentations ; modes de vie ; caractéristiques individuelles et politiques publiques. Le choix modal n’est jamais le simple résultat d’un raisonnement purement rationnel, fondé sur le temps de parcours ou le coût financier. Si ces deux critères sont des facteurs clés du choix, ils ne sont jamais suffisants à expliquer seuls la décision. Plus intéressant encore, la manière d’appréhender ces critères « objectifs » par les individus est tout à fait subjective : la valeur du temps varie selon les individus et les circonstances, le coût financier d’un déplacement est rarement évalué précisément et n’intègre pas les mêmes paramètres d’un individu à l’autre. Psycho-sociologie et représentations, modes de vie et caractéristiques individuelles peuvent influencer de manière radicale les manières de se déplacer en général et le choix modal en particulier. Par essence multifactoriels, ces déterminants sont souvent difficiles à appréhender et leur impact hasardeux à quantifier. En revanche, il est indispensable de tenir compte de ces différents facteurs « individuels »  car les négliger fait prendre le risque de faire des choix stratégiques de politique de transport qui ne porteront pas leurs fruits autant que l’on pouvait l’espérer voire tout simplement échoueront.
La question des liens entre transport et urbanisme figure parmi les plus importantes que nous ayons présentées dans ce rapport. Cela nous renseigne sur l’impact des choix passés en matière d’aménagement (au sens large, et pour la voirie) sur les choix d’aujourd’hui en matière de mobilité, et nous alerte sur l’importance de faire aujourd’hui les bons choix pour le futur. Nous montrons également que les politiques publiques de mobilité fonctionnent et peuvent produire des résultats, parfois même à court terme. Mais pour cela, il faut d’une part les envisager comme un ensemble cohérent et non comme un empilement de mesures déconnectées les unes des autres. Et d’autre part, il faut les inscrire dans le contexte dans lequel elles s’appliquent, ce qui revient à prendre en compte les facteurs environnementaux et les paramètres individuels.
Le travail présenté ici n’a pas la prétention d’avoir épuisé le sujet des déterminants du choix modal. Il permet néanmoins d’en avoir une vision relativement détaillée et diversifiée à la date d’aujourd’hui. Cette synthèse peut permettre d’éclairer les politiques publiques qui entendent modifier les comportements de mobilité notamment pour tenir compte des impératifs sociaux et écologiques auxquels nous faisons face aujourd’hui.

Source : Les déterminants du choix modal

Rapport : Télécharger

Quels sont les smartphones compatibles avec Galileo, le « GPS européen » ?

Le « GPS européen » Galileo est utilisé par plus d’un milliard de dispositifs dans le monde. Il donne à l’Europe une autonomie en matière de service de positionnement par satellite. Aujourd’hui, des centaines de smartphones peuvent s’y connecter. En voici la liste.

Source : Quels sont les smartphones compatibles avec Galileo, le « GPS européen » ?

Les Tops & Flops des Smart Cities

De Stockholm à Medellin, de Toronto à Singapour, pendant leur tour du monde en pleine pandémie, Dim et Ben d’Across The Blocks ont vu le meilleur et le pire de ces villes qui cherchent à gouverner via la Big Data. Leur conclusion ? Les stratégies les plus efficaces ne sont pas forcément les plus intelligentes : ce sont les plus apprenantes – on pourrait dire résilientes.
On vous embarque pour une expédition à la découverte des tops et flops des Smart Cities.
Et pour découvrir leur rapport complet, c’est là.

Source : Les Tops & Flops des Smart Cities – Cartes – Merci Alfred

La pleine terre : nécessité d’une définition partagée dans les PLU

Déposé à l’assemblée nationale le 10 février, le projet de loi « climat et résilience », qui fait suite aux travaux de la convention citoyenne pour le climat, donne un nouveau relief à la pleine terre comme levier de la lutte contre l’artificialisation. L’enjeu du maintien de sols fonctionnels en ville n’est pas nouveau. Pour autant, la notion de pleine terre n’est toujours pas officiellement définie, faisant place à une approche à géométrie variable dans les documents d’urbanisme.

Source : La pleine terre : nécessité d’une définition partagée dans les PLU

Comment la neige révèle que les trottoirs sont trop petits

La neige n’a pas que des inconvénients. En ville, elle peut même révéler des défauts de l’espace public. Car, lorsqu’une rue ou un carrefour sont recouverts de neige, les traces laissées par les roues des voitures dessinent avec précision l’espace qu’elles utilisent. A l’inverse, les amas de neige intacte permettent de repérer l’espace inutilisé par les voitures.

Aux Etats-Unis, des internautes ont appelé ces zones de neige des sneckdowns, combinaison des mots snowy (« fait à partir de neige ») et neckdown (« extension de trottoir »). Depuis plusieurs années, ces militants publient des dizaines de photos de sneckdowns sur les réseaux sociaux. Outre-Atlantique, le phénomène a même conduit certaines municipalités à prendre en compte les sneckdowns pour refaire la voirie.

Explications en vidéo.

Source : Comment la neige révèle que les trottoirs sont trop petits