Les certificats d’économie d’énergie dans les transports

Le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE) existe depuis 2006 mais il est peu connu dans le secteur des transports de personnes. Après 12 ans d’existence, le dispositif s’est révélé efficace dans le secteur du bâtiment où l’isolation et le chauffage sont des gisements très importants d’économie d’énergie. L’un des enjeux de la quatrième période (2018-2020) qui commence est d’étendre l’impact de ce dispositif à d’autres secteurs d’activités où des gisements d’économie d’énergie se révèlent potentiellement importants et encore inexploités, notamment dans le transport de personnes. Dans le tryptique production/stockage/consommation, le volet réduction de la consommation dans les transports ne doit pas être oublié.

Le dispositif des certificats d’économie d’énergie est un outil de la politique nationale de maîtrise de la demande énergétique créé par la loi de programmation fixant les orientations de la politique énergétique (POPE) du 13 juillet 2005.

Quatre grandes conclusions ressortent de cette étude.

Le bilan du dispositif des CEE est positif, car les objectifs d’économie d’énergie sont globalement dépassés. Les fournisseurs d’énergie (les « obligés ») ciblent des opérations standardisées hautement rentables, pour lesquelles ils engrangent facilement et rapidement des kWh. Au final, ils atteignent relativement aisément leurs objectifs et ne souhaitent pas s’embarrasser ni avec des opérations spécifiques ni avec des programmes. De plus, une fois l’objectif atteint, les CEE en surplus peuvent être revendus sur le marché Emmy.
Les résultats en termes de kWh économisés sont satisfaisants mais sont relativement faibles au regard des enjeux climatiques. En 2016, les CEE ont généré une baisse de 4,4 % de la consommation énergétique annuelle nationale. Pour cette raison, les objectifs ont été nettement revus à la hausse pour la quatrième période. Tous les secteurs, notamment le transport des personnes et des biens, devront apporter leurs contributions proportionnellement à leur consommation énergétique. Moins de 6 % des CEE délivrés en troisième période (2015-2017) concernaient le transport alors que ce secteur représente 33 % de la consommation énergétique nationale.
Les experts de l’ADEME et de l’ATEE révisent les fiches régulièrement en fonction des normes, réglementations et données actualisées mais ils rencontrent souvent des difficultés à forfaitiser des montants de kWh par rapport à une situation de référence. Des réflexions sont en cours pour créer de nouvelles opérations standardisées sur le vélo en libre-service, sur des aménagements vélo dans les bus et les trains, sur des pass mobilité, etc. Mais les fiches ont du mal à se concrétiser à cause de la complexité à calculer les forfaits CEE. Pourtant, à l’ère de la révolution numérique, le big data (traces GPS, Wifi, etc) offre de nouvelles perspectives dans la connaissance fine de la mobilité. ll permettrait de suivre en temps réel les déplacements des individus et donc de calculer précisément les consommations énergétiques réelles par une sorte de compteur Linky des déplacements.
Les collectivités locales et leurs établissements publics participent déjà activement au dispositif des CEE dans les domaines où leur compétence est entière : logement, réseaux de chaleur. En revanche, la mobilité est encore trop peu présente dans le dispositif des CEE. La quatrième période vise à poursuivre cet objectif de diversifier les actions d’économie d’énergie par les CEE. Pour les collectivités locales, ce ne sont pas tant les opérations standardisées qui sont intéressantes mais les programmes d’accompagnement. Rappelons que les collectivités locales, en tant qu’éligibles, ont la possibilité de déposer des dossiers de demande de CEE au travers de partenariats avec des obligés. ll faut donc continuer à sensibiliser les autorités organisatrices de la mobilité et les collectivités locales au dispositif des CEE et à les encourager à mettre en place des programmes d’économie d’énergie dans le transport de personnes et de marchandises.

Source : Les certificats d’économie d’énergie dans les transports

Qualité des infrastructures de transport au regard du développement durable : quelques exemples de bonnes pratiques

L’ARENE souhaite sensibiliser et aider les Maîtres d’Ouvrages (collectivités territoriales, opérateurs de transport…) à la prise en compte du développement durable dans leur projet de création ou de réhabilitation d’infrastructure de transport.

Cette volonté de l’ARENE s’appuie sur la mission qui lui est confiée par la Charte régionale de qualité des infrastructures de transport, élaborée conjointement avec la Région Ile de France et approuvée par son Conseil Régional en mars 2000. Cette charte pose les grands principes mais ne précise pas leur traduction opérationnelle.

Dans ce cadre, l’ARENE a réalisé une première identification d’infrastructure de transport, ayant plus ou moins intégré dans leur projet des exigences associées au développement durable. L’objectif était de repérer des bonnes pratiques, sous trois niveaux d’analyse complémentaires :

  • Comment traduire, au niveau d’un projet complexe, la prise en compte du développement durable en termes d’organisation et de gestion ?
  • Comment intégrer le développement durable dans un projet d’infrastructure, selon une approche globale ou sectorielle?
  • Quels sont les techniques, produits ou matériaux à utiliser respectueux de l’environnement ?

L’objet du présent document est d’illustrer les possibilités d’intervention et d’application du développement durable dans le domaine des transports, à l’aide d’exemples. Les trois approches précitées ont permis de classer les projets recensés en fonction de leur intégration de ces exigences, au niveau :

  • de l’organisation et de la gestion du projet s’apparentant à un système de management environnementale) ;
  • de la conception et l’aménagement de l’infrastructure ;
  • des techniques, des produits et des matériaux utilisés.

Ce guide n’a pas pour vocation de présenter des opérations intégrant le développement durable dans toutes ces dimensions mais bien de mettre en évidence les efforts constatés et les premières réalisations existantes dans ce domaine, aussi partielles soient elles. Il s’agit davantage de porter à connaissance des tentatives novatrices qui ouvrent une voie nouvelle sur le développement durable des transports. Leur exemplarité ne résulte pas d’une analyse fine de type « benchmarking» mais plutôt d’une mise en évidence d’approches, globales ou sectorielles, cohérentes, ambitieuses et transférables qui confèrent à ces expériences un intérêt certain au titre de bonne pratique.

Les expériences recensées correspondent surtout à des exemples français de bonnes pratiques existantes dans les approches environnementales et sociales intégrées à la conception et à la réhabilitation d’infrastructures de transport. Les fiches d’expériences précisent notamment le type de réalisation, les outils et les méthodes développés, les thématiques traitées et les partenaires impliqués.

Source : 1ER couv Exemples CONSEIL EXPRE.PDF – qualite_des_infrastructures_de_transport_au_regard.pdf

You Can Get There From Here – Evaluating Transportation Diversity: Multimodal Planning for Efficient and Equitable Communities

‘Transportation diversity’ refers to the variety of mobility and accessibility options available in a particular situation, including various modes, services and destinations. A transport system must be diverse in order to serve diverse demands, including the needs of people who cannot, should not or prefer not to drive. Multimodal planning that increases transport system diversity tends to increase efficiency, equity and resilience, and achieves specific planning goals. Conventional planning undervalues many of these benefits, resulting in less diverse, more automobile-dependent transport systems than optimal to serve user needs and achieve planning goals. This report examines consumer demands for various travel options, transport diversity benefits, and methods for evaluating optimal transport system diversity.

Source : You Can Get There From Here – choice.pdf

A noter :

  • Le tableau 4 : plutôt intéressant et peut resservir éventuellement, bien que très généraliste.
  • En pages 20 et suivantes, des indicateurs sur la performance multimodale.
  • Figure 13 : part modale dans différentes villes USA. NYC largement TC.
  • Sur cette page <http://shrinkthatfootprint.com/shrink-your-travel-footprint>, on retrouve de manière plus claire un graphique sur « l’intensité carbone de différents modes de transport ».

Five City Transport Transformations that May Surprise You

This article originally appeared on Earthshare, and is reposted here with permission. Earthshare works to engage individuals in building a healthy and sustainable environment by implementing workplace giving campaigns on behalf of environmental and conservation nonprofits. Learn more about donating to ITDP through Earthshare.

When we think of great cities for sustainable transport, we think of picturesque cities in Northern Europe, such as Copenhagen, or wealthy, dense enclaves such as Hong Kong or Singapore. There have, however, been exciting transformations in cities all over the world, particularly in the global south. Here are five cities that have improved quality of life for millions by investing in sustainable, equitable transport.

Source : itdp.org

Voitures électriques : le problème des stations de recharge

En Californie, dans la Silicon Valley, le manque de stations de recharge pour les véhicules électriques est en train de devenir un problème, rapporte le New York Times. Les utilisateurs s’insultent, débranchent les voitures pour brancher la leur…

La moitié des 330 000 véhicules électriques qui circulent aux Etats-Unis sont californien, et le gouverneur de l’Etat veut faire passer ce nombre à 1,5 millions d’ici 2025. Mais on ne compte que 15 000 stations de recharges publiques en Californie (1 pour 10 véhicules), sans compter les stations privées d’entreprises ou de personnes privées, qui sont parfois louées. Beaucoup sont gratuites, ce qui explique leur succès, d’autres payantes (à partir de 1$ l’heure), et tous les véhicules ne se chargent pas à la même vitesse.

Sur Facebook, Jack Brown qui travaille à la division des véhicules autonomes de Google et qui dispose d’une Tesla,  tient une chronique de ces comportements antisociaux et propose un kit de stickers pour améliorer les relations entre possesseurs de voitures électriques. Chez Evernote, on a mis en place un planning pour réserver sa place aux chargeurs que propose la société à ses employés.

La rareté a encore besoin d’être organisée…

La cartographie, alliée de la mobilité durable

La carte routière en papier a vécu. Elle est encore utilisée mais la carte numérique l’a remplacée dans de nombreux cas. En changeant de support, la cartographie a surtout permis de répandre son usage dans notre quotidien. Sur internet, sur application mobile ou dans une voiture, ces cartes permettent aujourd’hui de se déplacer plus efficacement…Elles peuvent devenir également un outil indispensable pour qui souhaite réduire son empreinte carbone. En effet, de nos jours, les cartes peuvent nous éviter de gaspiller du carburant pour trouver une place de parking, améliorer le fonctionnement des moteurs hybrides ou inciter chacun à utiliser des modes de transports plus doux comme la marche à pied ou le vélo.Enfin, la cartographie tient de plus en plus un rôle social, particulièrement bienvenue dans les pays en voie de développement.

Source : La cartographie, alliée de la mobilité durable

Recycled energy from Tube train brakes to power stations

A trial designed to collect recycled energy from Tube train brakes has captured enough power to run a London Underground station.

Source : Recycled energy from Tube train brakes to power stations

Les vieux poids lourds et autocars boutés hors de Paris

Les vieux poids lourds et autocars boutés hors de Paris Depuis ce mardi, les véhicules de plus de 3,5 tonnes et datant d’avant 2001 sont interdits dans la capitale. Place de la Nation, la police procédait aux premiers contrôles. Stupéfaction des chauffeurs.

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