Issy-les-Moulineaux remporte le Trophée 2018 de la mobilité en Île-de-France

Lors des « Trophées 2018 de la mobilité en Île-de-France » organisés par Île-de-France Mobilités (ex-STIF), la Ville d’Issy-les-Moulineaux a été primée pour son projet de smart parking en open data dans la catégorie « Solutions innovantes pour le transport de voyageurs ». La collecte de données combinées voirie/souterrain (plus de 1 000 places de stationnement) et leur ouverture sur une plateforme ouverte est une Première nationale.

Source : Issy-les-Moulineaux remporte le Trophée 2018 de la mobilité en Île-de-France

Acteurs publics : l’IGN annonce la gratuité des services en ligne Géoportail

Dans un contexte d’accélération du tout numérique et de l’open data, l’IGN annonce la gratuité des services en ligne du Géoportail. Elle concerne l’Etat et ses établissements publics administratifs (EPA), les collectivités territoriales, les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre (EPCI), ainsi que les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS).

Source : Acteurs publics : l’IGN annonce la gratuité des services en ligne Géoportail

Pour une meilleur connaissance de l’insécurité dans les transports en commun franciliens

Proposer un réseau de transport sûr, adapté aux besoins des franciliens et, plus généralement, aux populations qui transitent par le territoire régional, est une des missions essentielles des pouvoirs publics. Afin de compléter les données présentées dans l’enquête victimation et sentiment d’insécurité en Île-de-france, l’État, la Région Île-de-france et un laboratoire de recherche ont initié l’élaboration d’un outil partenarial qui permettrait de mieux caractériser l’insécurité dans les transports en commun franciliens.

Source : Pour une meilleur connaissance de l’insécurité dans les transports en commun franciliens

Nice: Uber va remplacer les bus (publics) sur les lignes non assurées en soirée

Depuis hier, les abonnés annuels du réseau de transports en commun niçois Lignes d’Azur peuvent commander pendant la nuit un véhicule avec chauffeur de la plateforme américaine Uber à un tarif préférentiel sur des tronçons ordinairement desservis par le bus. Cette expérimentation d’un an est une première en Europe pour l’entreprise. Le service est accessible depuis l’application Uber. Il permet aux usagers de se déplacer depuis ou vers six stations de tramway entre 20h et 2h30, soit entre la fin de service des lignes de bus de jour et celle du tramway. Les clients paient la course 6 euros et le reste du coût est pris en charge à parts égales par l’agglomération niçoise et l’entreprise, qui ont alloué au dispositif un budget de 60 000 euros. Si l’agglomération estime que l’expérimentation est un succès, elle lancera un appel d’offres ouvert à d’autres entreprises.

Source : Nice: Uber va remplacer les bus (publics) sur les lignes non assurées en soirée

Software Heritage, la bibliothèque d’Alexandrie des logiciels lancée par l’Inria avec l’Unesco

Baptisée Software Heritage, elle a pour vocation d’archiver l’intégralité des codes source de la planète et de les rendre accessibles à tous.

Source : Software Heritage, la bibliothèque d’Alexandrie des logiciels lancée par l’Inria avec l’Unesco – Sciencesetavenir.fr

Voir aussi : Million lines of code

Voitures autonomes: par quoi serez-vous choqués ?

Quels risques êtes-vous prêts à accepter à bord d’un véhicule autonome ? Pour vous-même, les autres passagers et les passants ? Préférez-vous qu’une voiture renverse cinq piétons d’âge mûr plutôt qu’un bébé ? Un homme qu’une femme ? Votre voiture devrait-elle sacrifier votre vie pour sauver une femme enceinte, même si elle traverse au rouge ?

Nous travaillons avec des chercheurs du MIT1, de Harvard, et de l’université de Californie2 sur le simulateur Moral Machine qui permet de collecter les préférences morales des gens dans ces situations où une voiture autonome doit choisir entre plusieurs accidents inévitables. Ce test disponible en dix langues, mis en ligne en juin 2016, rassemble près de 4 millions d’utilisateurs et a déjà permis de récolter 37 millions de réponses dans une centaine de pays3.

Un cas unique en intelligence artificielle

Les dilemmes éthiques de nos simulations ne sont pas entièrement nouveaux : ils se rapportent au fameux dilemme du tramway, expérience de pensée décrite dès 1967. Elle consiste à imaginer ce que devrait faire une personne qui a la possibilité de détourner de sa route un tramway, pour l’empêcher de tuer un groupe de cinq individus, mais ne peut que le rediriger vers quelqu’un d’autre qui mourra alors à leur place. Beaucoup de philosophes considèrent qu’il est impossible de faire un choix moralement irréprochable dans cette situation. Cette volonté de ne pas choisir est légitime tant que l’on reste dans une expérience de pensée. Mais le dilemme du tramway va concrètement se poser quand les voitures autonomes seront déployées sur les routes, et nous ne pourrons plus alors nous permettre de ne pas choisir.

Le simulateur Moral Machine propose différents scénarios en cas d’accident inévitable. Ici, il faut par exemple choisir entre sacrifier une femme, deux hommes et deux jeunes filles sur la chaussée ou bien trois femmes et deux hommes âgés à bord d’une voiture autonome.
Le cas du véhicule autonome est unique en intelligence artificielle en ce qui concerne les décisions à caractère moral. D’abord, parce qu’avec les voitures autonomes nous confions à une machine une décision que nous n’avons nous-même jamais prise de façon réfléchie : en cas d’accident, nos réactions relèvent de réflexes et d’impulsions imprévisibles. Ensuite, parce que les autres domaines (comme le médical ou le judiciaire) permettent un temps de réflexion avant d’accepter ou non le verdict de la machine, ce qu’une situation d’accident ne permet pas.

Risque relatif et risque absolu

Le projet Moral Machine ne prétend pas déterminer ce qui est éthique ou moral. Mais il nous semble qu’avant de légiférer et mettre ces voitures sur les routes, il convient pour les pouvoirs publics et les constructeurs de savoir quelles sont les solutions les plus acceptables socialement aux yeux de la population.

Ainsi, nous savons déjà grâce à nos premiers résultats qu’en cas d’accident inévitable, un consensus moral se forme pour minimiser le nombre de morts ou de blessés, qu’ils soient piétons ou passagers. Mais lorsque l’on demande aux utilisateurs quelle voiture ils achèteraient, ils préfèrent largement une voiture qui privilégie leur propre sécurité en tant que passager, aux dépens de celle des piétons.

Cette préférence peut amener des comportements peu rationnels. Ainsi, en tant qu’acheteur potentiel d’une voiture autonome, nous pouvons nous montrer trop sensibles aux risques relatifs (c’est-à-dire la façon dont les risques sont distribués entre nous et les autres en cas d’accident). Et, à l’inverse, nous oublions facilement la notion de risque absolu (c’est-à-dire la probabilité qu’un accident survienne en premier lieu). Or ce risque absolu pourrait être jusqu’à dix fois inférieur pour une voiture autonome que pour un conducteur humain4. Cette difficulté à intégrer les deux types de risque, et surtout leur importance respective, est problématique. Des consommateurs pourraient en effet être rebutés par un risque relatif plus élevé (c’est-à-dire le fait que la voiture ne les protège pas toujours en cas de dilemme) sans réaliser que la voiture autonome diminue énormément la probabilité qu’une telle situation se produise !

À l’issue de la simulation, Moral Machine affiche quelques résultats statistiques sur vos choix en les comparant avec ceux de la moyenne des gens ayant aussi répondu aux questions.
Errare humanum est…

À cette difficulté s’ajoute celle de maintenir la confiance des utilisateurs dans un système autonome alors que celui-ci commettra immanquablement des erreurs. En effet, les gens perdent plus vite confiance si une machine dotée d’intelligence artificielle fait une erreur, même petite, alors qu’ils pardonnent facilement une erreur commise par un autre être humain5. Nous pardonnons leurs erreurs aux humains car nous supposons qu’ils s’efforcent de ne pas les reproduire. Mais si un algorithme fait une erreur, alors la méfiance s’installe sur la façon dont il est programmé. Cette sévérité n’est pas toujours fondée (car les algorithmes peuvent apprendre de leurs erreurs et s’améliorer au fil de leur utilisation), mais elle sera un paramètre important à considérer avant la mise en circulation des voitures autonomes6.

Même si nous parvenons à clarifier dans l’esprit du public les notions de risque relatif et absolu, et à dissiper certaines idées fausses sur les capacités des algorithmes, le débat sur l’éthique des voitures autonomes sera loin d’être tranché. Ainsi, le ministère des Transports allemand a présenté en septembre 2017 un rapport réalisé par des experts en intelligence artificielle, en droit et en philosophie, concluant qu’il serait moralement inacceptable pour une voiture de choisir qui elle doit sauver sur la base de caractéristiques telles que l’âge ou le sexe. Interdiction, donc, de sauver un enfant au prix de la vie d’un adulte. Fort bien. Notre rôle n’est pas de débattre des mérites éthiques de cette recommandation. Mais notre projet Moral Machine permet de comprendre ce à quoi les gens s’attendent et ce qui risque de les scandaliser. Et au vu de nos résultats, il est par exemple fort probable que l’opinion soit scandalisée le jour où un enfant sera sacrifié pour ne pas risquer la vie d’un adulte. Il faut comprendre que même si des décisions ont été prises sur des critères éthiques parfaitement respectables, elles conduiront à certains accidents qui généreront un outrage public et qui compromettront l’acceptabilité et l’adoption des voitures autonomes. Il s’agit donc pour nous d’anticiper ces mouvements d’opinions et d’en mesurer les risques, et non de peser sur les législateurs afin qu’ils collent à la volonté des gens telle qu’elle est mesurée avec notre simulateur.

Source : Voitures autonomes: par quoi serez-vous choqués ? | CNRS Le journal

Uber a un p’tit vélo dans la tête

Plusieurs annonces intéressantes ces derniers jours de la part d’Uber. Remettons tout ça en perspective… Uber a réussi là où la plupart des Etats avaient échoué, faire bouger les lignes dans le transport individuel de personne avec chauffeur. La méthode utilisée a été à la hauteur des résistances en place : brutale. Pour Uber, cette approche a permis d’ouvrir des brèches, certaines se sont refermées. D’autres acteurs, comme Lyft, ont profité du brise-glace.

 

Beaucoup de personne continue à voir Uber comme une société de VTC. C’est faux. C’est une Tech Company. C’est-à-dire une société avec beaucoup d’ingénieurs et de développeurs. Le transport de personne avec chauffeur est un moyen de mettre en œuvre un certain nombre de plateforme technique, de les alimenter en données et de gagner un peu d’argent. La vitesse pour réussir cette étape a été essentielle. Cette phase est maintenant terminée. Didi, Grab, Uber, peut être Moovel vont maintenant se « partager » les territoires de développement au niveau mondial. Notons que l’Afrique reste à conquérir, sans doute par Didi …

Cette première phase a permis à Uber de nouer un lien fort avec la multitude et de créer une marque. Elle a aussi permis de mieux comprendre les différentes parties prenantes du secteur de la mobilité et de la ville plus largement. Le reste est du détail.

En achetant JUMP, une société de Vélo en Libre-Service, Uber achète le moyen le plus simple et le moins cher pour poursuivre son travail : lien avec la multitude, création des données origines/destinations, développement d’outils numériques pour connaître les flux urbains, les prévoir et ensuite mieux les organiser. Cette acquisition apporte également à Uber la possibilité de parler aux collectivités. Et ça n’a pas de prix. Rappelez-vous de la phase 1 avec les VTC, les villes n’ont pas aimé et Uber en paye encore le prix. Movement a été créé pour reprendre le dialogue avec le maire : un peu de donnée et des belles interfaces.

Voilà donc les prochains objectifs :

connaître mieux que les autres les flux de personnes et de marchandises – et donc intégrer les traceurs les plus performants. Le VLS est à ce jeu-là la solution la plus lean, le smartphone étant déjà pris par les 2 O.S dominants hors Chine,
continuer à enrober la multitude d’une offre performante, un peu moins chère pour renforcer son lieu et conquérir des territoires,
investir progressivement d’autre solution de mobilité pour accéder à d’autres données et progressivement construire une offre globale,
initier des démarches de conseil aux collectivités bien au-delà de Movement au niveau des infrastructures pour le vélo par exemple, puis pour l’offre de transports en commun. Cette dernière étape revient à considérer les acteurs publics dans une « nouvelle multitude ».
Un autre acteur réalise exactement la même chose : Alphabet, avec Android pour les capteurs (plus d’un milliard de capteur en mouvement tous les jours), Android Auto et Sidewalklabs qui vient d’annoncer contribuer à SUMO, logiciel open source de simulation urbaine, qui lance Coor.co et Replica. Ces conseils seront quasiment gratuits, vous connaissez la suite …

 

En conclusion, aborder le, très à la mode, MaaS par la seule logique d’une offre intégrée est déjà voué à l’échec. Il s’agit plutôt de penser une plateforme complète rassemblant plusieurs parties prenantes, d’un lien fort avec la multitude de citoyens et la multitude de villes et, petit détail, une marque. Si un acteur réussit à développer des outils de Design urbain séduisants et utiles pour les collectivités, alimentés par des données produites de façon acceptables par les citoyens, qui couvrent tous les modes, toutes les typologies d’usage et points du territoire, alors les conséquences pour un grand nombre d’acteur vont être radicales.

A ce jour, la seule alternative crédible en terme de vitesse pour rassembler un grand nombre d’acteurs hétérogènes privés et publics et produire des ressources utiles et évolutives est l’open source et les communs.

Source : Uber a un p’tit vélo dans la tête – Transports du futur

Qualité de l’air : Paris à la traîne des capitales européennes

Copenhague, Amsterdam et Oslo sont en tête du premier classement des villes européennes en matière de mobilité et de qualité de l’air réalisé par Greenpeace.

Copenhague, Amsterdam, Oslo. Voilà le trio de tête du premier classement des capitales européennes réalisé par Greenpeace sous le prisme de la mobilité et de la pollution de l’air. Publié mardi 22 mai, Le Monde en dévoile les résultats.

Paris émerge en milieu de tableau, à la 7e place, également devancée par Zurich (4e) – préférée à Berne pour la Suisse –, Vienne et Madrid. Elle coiffe d’une courte tête Bruxelles (8e). Suivent Budapest, Berlin, Londres, Moscou et Rome, la lanterne rouge.

Pour établir ce classement, Greenpeace a fait appel à l’Institut Wuppertal. Spécialisé dans les questions liées au changement climatique et à la transition énergétique, le centre de recherche allemand a passé au crible treize grandes villes. Afin de mesurer et comparer leurs performances en termes de « mobilité durable », l’Institut Wuppertal a sélectionné vingt et un critères répartis en cinq catégories : transports publics (densité de stations, pourcentage de trajets en transport en commun ou prix du billet), sécurité routière (accidents et décès de cyclistes et de piétons), qualité de l’air (exposition au dioxyde d’azote et aux particules fines), gestion des déplacements (embouteillages, prix des parkings, vélos et autos partagés, zones à basse émission) et mobilités actives (part de la marche et du vélo dans les déplacements, espaces verts dans la ville). Les chercheurs ont ensuite attribué des notes sur 20 pour chaque catégorie avec un total maximal de 100 points.

« Encore de gros efforts »

Avec un score de 38,75 sur 100, Paris est loin de la moyenne. Berlin et Londres, deux capitales avec lesquelles elle rivalise sur la scène internationale, font pire avec 34,50 chacune. Elle se consolera aussi en constatant que seules les trois villes sur le podium obtiennent la moyenne et qu’aucune ne décroche de mention : Copenhague (57), Amsterdam (55) et Oslo (50).

Si le trio de tête n’a pas vraiment surpris les chercheurs, tant ces trois villes du nord de l’Europe sont réputées depuis des années comme des paradis pour les cyclistes, la mauvaise place de Paris a été une découverte. « Les analyses empiriques nous ont apporté des résultats inattendus comme le classement bas de Paris », commente Santhosh Kodukula, qui a piloté l’étude pour l’Institut Wuppertal.

« Paris est souvent citée au niveau international comme un très bon exemple en matière de mobilité, et nous avions en tête les annonces audacieuses de la ville, telle l’interdiction du diesel d’ici à 2024. Nous nous attendions donc à retrouver des actions aussi audacieuses sur le terrain. Or, ce que nous avons constaté avec l’étude, c’est qu’il y a des aspects qui méritent encore de gros efforts », relève le chercheur.

Principal point noir, la qualité de l’air. La maire de Paris, Anne Hidalgo, en a fait l’un des combats de son mandat, avec notamment la fermeture des voies sur berge à la circulation. Sur ce critère, Paris arrive en 12e position avec la note de 9,50/20. Pas brillant. Seul Moscou fait (beaucoup) moins bien, avec 3,50.

Paris est bien notée pour ses transports publics

L’évaluation se fonde sur les niveaux d’émissions pour l’année 2017 des trois principaux polluants : le dioxyde d’azote (NO2) – pour lequel la Commission européenne vient de renvoyer la France devant la justice –, les particules fines PM10 (de diamètre inférieur à 10 µm) et PM2,5 (inférieur à 2,5 µm). Les Parisiens sont exposés à des valeurs annuelles qui dépassent largement les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le NO2 (40µg/m3) et pour les PM2,5 (10µg/m3). Oslo est la seule ville qui respecte les normes de l’OMS sur l’ensemble des polluants.

Autre point noir, la congestion du trafic. Paris est l’une des capitales les plus engorgées. Le temps de transport moyen est augmenté d’environ 38 % à cause des difficultés de circulation. Des bouchons en hausse de 10 % en 2017 en Ile-de-France, selon une étude récente réalisée par l’application d’information routière V-Traffic.

Paradoxalement, la part de la voiture dans les déplacements des Parisiens (15,8 %) est la plus faible comparée aux autres capitales. Elle atteint ainsi 34 % pour le champion, Copenhague. Paris a un handicap insurmontable par rapport aux leaders du classement : sa population totale (petite couronne comprise) et sa densité (21 000 habitants au km²), plus de deux fois supérieure à celle de la capitale du Danemark (9 000 habitants/km²).

Sans surprise, Paris est en revanche bien notée (2e) pour ses transports publics. Mais les auteurs précisent qu’un bon réseau n’est pas suffisant. Ils encouragent ainsi les pouvoirs publics à faire une plus grande place au vélo. La bicyclette ne représente que 3 % des déplacements des Parisiens, contre 30 % pour les habitants de Copenhague. Les rues de la capitale danoise sont organisées autour des besoins des piétons et des cyclistes, notent les auteurs : « Les voitures ne dominent pas, elles sont seulement un autre usage de l’espace. »

« Paris est toujours asphyxiée par la pollution de l’air, car ses rues sont encore trop encombrées par les voitures, commente Sarah Fayolle, de Greenpeace France. A l’image de Copenhague, Amsterdam ou Oslo, qui privilégient la santé de leurs habitants et l’environnement, Paris doit se montrer à la hauteur de ses ambitions et avancer très concrètement vers l’objectif qu’elle s’est fixé d’une ville libérée de la voiture individuelle. » Anne Hidalgo cite souvent Copenhague en modèle. Le chemin est encore long.

Source : Le Monde – Stéphane Mandard – Qualité de l’air : Paris à la traine des capitales européennes

 

Les certificats d’économie d’énergie dans les transports

Le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE) existe depuis 2006 mais il est peu connu dans le secteur des transports de personnes. Après 12 ans d’existence, le dispositif s’est révélé efficace dans le secteur du bâtiment où l’isolation et le chauffage sont des gisements très importants d’économie d’énergie. L’un des enjeux de la quatrième période (2018-2020) qui commence est d’étendre l’impact de ce dispositif à d’autres secteurs d’activités où des gisements d’économie d’énergie se révèlent potentiellement importants et encore inexploités, notamment dans le transport de personnes. Dans le tryptique production/stockage/consommation, le volet réduction de la consommation dans les transports ne doit pas être oublié.

Le dispositif des certificats d’économie d’énergie est un outil de la politique nationale de maîtrise de la demande énergétique créé par la loi de programmation fixant les orientations de la politique énergétique (POPE) du 13 juillet 2005.

Quatre grandes conclusions ressortent de cette étude.

Le bilan du dispositif des CEE est positif, car les objectifs d’économie d’énergie sont globalement dépassés. Les fournisseurs d’énergie (les « obligés ») ciblent des opérations standardisées hautement rentables, pour lesquelles ils engrangent facilement et rapidement des kWh. Au final, ils atteignent relativement aisément leurs objectifs et ne souhaitent pas s’embarrasser ni avec des opérations spécifiques ni avec des programmes. De plus, une fois l’objectif atteint, les CEE en surplus peuvent être revendus sur le marché Emmy.
Les résultats en termes de kWh économisés sont satisfaisants mais sont relativement faibles au regard des enjeux climatiques. En 2016, les CEE ont généré une baisse de 4,4 % de la consommation énergétique annuelle nationale. Pour cette raison, les objectifs ont été nettement revus à la hausse pour la quatrième période. Tous les secteurs, notamment le transport des personnes et des biens, devront apporter leurs contributions proportionnellement à leur consommation énergétique. Moins de 6 % des CEE délivrés en troisième période (2015-2017) concernaient le transport alors que ce secteur représente 33 % de la consommation énergétique nationale.
Les experts de l’ADEME et de l’ATEE révisent les fiches régulièrement en fonction des normes, réglementations et données actualisées mais ils rencontrent souvent des difficultés à forfaitiser des montants de kWh par rapport à une situation de référence. Des réflexions sont en cours pour créer de nouvelles opérations standardisées sur le vélo en libre-service, sur des aménagements vélo dans les bus et les trains, sur des pass mobilité, etc. Mais les fiches ont du mal à se concrétiser à cause de la complexité à calculer les forfaits CEE. Pourtant, à l’ère de la révolution numérique, le big data (traces GPS, Wifi, etc) offre de nouvelles perspectives dans la connaissance fine de la mobilité. ll permettrait de suivre en temps réel les déplacements des individus et donc de calculer précisément les consommations énergétiques réelles par une sorte de compteur Linky des déplacements.
Les collectivités locales et leurs établissements publics participent déjà activement au dispositif des CEE dans les domaines où leur compétence est entière : logement, réseaux de chaleur. En revanche, la mobilité est encore trop peu présente dans le dispositif des CEE. La quatrième période vise à poursuivre cet objectif de diversifier les actions d’économie d’énergie par les CEE. Pour les collectivités locales, ce ne sont pas tant les opérations standardisées qui sont intéressantes mais les programmes d’accompagnement. Rappelons que les collectivités locales, en tant qu’éligibles, ont la possibilité de déposer des dossiers de demande de CEE au travers de partenariats avec des obligés. ll faut donc continuer à sensibiliser les autorités organisatrices de la mobilité et les collectivités locales au dispositif des CEE et à les encourager à mettre en place des programmes d’économie d’énergie dans le transport de personnes et de marchandises.

Source : Les certificats d’économie d’énergie dans les transports

La pose d’un “californien”

Vidéo explicative d’un californien tramway.

Provisoire et démontable, cet aiguillage a été installé sur T2 et T5 afin de permettre aux tramways d’effectuer des demi-tours en cas de service partiel.

Il a été posé dans la nuit du 27 au 28 avril, 100 mètres après la station Essarts-Iris, en direction du centre-ville de Lyon.

Grâce à cet équipement ferroviaire, le tramway passe de la voie de droite à celle de gauche, le conducteur descend, change de cabine de pilotage et repart dans l’autre sens.

Source : La pose d’un “californien” | Mobiles

Les recettes du stationnement en ville, un business ultra-rentable pour… des sociétés privées

L’argent que les automobilistes dépensent pour se garer finit-il dans les caisses des communes ? Dans la plupart des cas, non. Sur le million de places de stationnement réglementées que compte la France, plus de la moitié sont gérées par des entreprises privées, le plus souvent au détriment des finances publiques. Il arrive même que les villes payent pour que les entreprises privées puissent s’enrichir en toute quiétude, voire même augmentent les tarifs de stationnements pour les habitants dans le but de se renflouer. C’est ce que révèle l’ouvrage Services publics délégués au privé : à qui profite le deal ? , d’Isabelle Jarjaille, publié ce mardi 27 mars par les éditions Yves Michel, et dont Basta publie ici un extrait.

Source : Les recettes du stationnement en ville, un business ultra-rentable pour… des sociétés privées – Basta !

La carte du monde des vrais noms de pays

Espagne, Angleterre, Grèce, Bulgarie… Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir d’où viennent ces noms de pays et quelles sont leurs significations? L’étymologie peut se révéler une source intarissable d’informations sur l’histoire des peuples et des civilisations. Credit Card Compare, un comparateur de cartes de crédit, a créé une carte du monde avec les noms de pays traduits littéralement dans leur langue d’origine, nous apprends Forbes.

Source : La carte du monde des vrais noms de pays | Slate.fr

Un télésiège devient fou en Géorgie

Un violent accident de télésiège s’est produit ce vendredi en Géorgie, dans la station de ski de Goudaouri. L’appareil s’est soudainement disloqué projetant ainsi de nombreux skieurs. Le bilan est encore inconnu.

Source : Un télésiège devient fou en Géorgie