Une carte carbone dédiée aux déplacements : est-ce possible, juste et souhaitable ?

Alors que les émissions liées aux transports représentent en France 30% des émissions de gaz à effet de serre et sont en constante augmentation, les innovations technologiques et les objectifs de report modal ne sont pas suffisants, et la taxe carbone a été massivement rejetée par le mouvement des Gilets Jaunes. Le « crédit carbone », sous la forme d’une « carte carbone », est présenté par certains comme une alternative à la taxation, qui permettrait d’acter les limites planétaires, de répartir équitablement les ressources et de contraindre les politiques publiques à s’adapter à cette « nouvelle donne » environnementale. Une telle proposition serait-elle possible, juste et souhaitable ?

Source : Une carte carbone dédiée aux déplacements : est-ce possible, juste et souhaitable ? | Forum Vies Mobiles – Préparer la transition mobilitaire

Travailler moins sauvera-t-il la planète ? Oui, mais à certaines conditions

L’idée de la semaine de quatre jours fait son chemin dans les esprits. Récemment, plusieurs grandes compagnies aux États-Unis ont essayé de travailler en horaires réduits. En France, certaines entreprises comme Welcome to the Jungle ont déjà commencé à instaurer ce système.

De nombreuses recherches, dont des travaux conduits par mes collègues et moi-même, ont montré des bénéfices clairs, tels que l’amélioration de la satisfaction et de la productivité des employés, des économies dans les frais de déplacement et une baisse des absences pour maladie.

Néanmoins, l’intérêt que suscite la semaine de quatre jours n’est plus seulement lié à la question du bien-être des travailleurs, mais également à l’impact environnemental qu’aurait une telle mesure.

Travailler moins, une aubaine pour le climat

Plusieurs rapports et commentateurs ont identifié les différentes manières dont une semaine de quatre jours pourrait réduire l’empreinte carbone. En s’appuyant sur les données de 29 pays de l’OCDE entre 1970 et 2007, une étude publiée en 2012 révélait qu’une réduction de 10 % des heures de travail ferait chuter l’empreinte écologique de 12,1 %, l’empreinte carbone de 14,6 % et les émissions de CO2 de 4,2 %.

D’où ces économies proviennent-elles ? La voie la plus directe via laquelle la semaine de quatre jours pourrait réduire les émissions est la diminution des trajets entre le domicile et le travail à forte intensité de carbone, et notre étude soulignait qu’il y avait là un potentiel significatif de dividende « vert ».

Notre recherche était fondée sur un échantillon de 505 chefs et propriétaires d’entreprises, représentant une variété d’organisations de tailles différentes, et un autre à part de 2063 adultes, représentatif du Royaume-Uni en matière d’âge, de genre et de religion. Nous avons demandé à chacun d’entre eux comment une semaine de quatre jours affecterait leurs habitudes de déplacement, puis nous avons appliqué leurs réponses aux données de l’enquête nationale sur le trafic routier.

Nous avons découvert qu’en ramenant ces résultats à l’échelle du Royaume-Uni, une semaine de travail de quatre jours réduirait de 898 millions le nombre de kilomètres hebdomadaires parcourus par les salariés se rendant au travail, ce qui diminuerait la consommation de carburant et les frais de déplacement. Dans ce scénario, le kilométrage en voiture pourrait chuter de près de 9 %. Plus de la moitié (51 %) des employés ont déclaré qu’ils conduiraient moins leur voiture, contractant la distance hebdomadaire parcourue de 16 à 30 kilomètres.

La diminution du temps de transports aurait d’autres bénéfices, notamment en matière de santé, en réduisant la demande de produits et de services de santé très émetteurs tels que les traitements hospitaliers, les visites chez le médecin généraliste ou les médicaments. La diminution du stress et de l’anxiété liés aux bouchons aura également des effets positifs sur la santé mentale, particulièrement chez les femmes.

Avec trois jours de week-end, les travailleurs auront davantage l’opportunité de faire du sport, de passer du temps dehors ou de faire d’autres activités qui améliorent leur bien-être physique et mental. Cela se traduit là aussi par un recours moindre aux services de santé polluants.

Travailler un jour de moins dans la semaine signifie aussi moins de besoins en biens et en services que l’on utilise au bureau. Les ordinateurs et les machines fonctionneront plus longtemps, la papeterie et les uniformes seront être remplacés moins souvent, le personnel de ménage nettoiera moins régulièrement, etc.

C’est potentiellement un cercle vertueux, car un meilleur cadre de vie, moins pollué, peut améliorer les niveaux de productivité. C’est pourquoi les avantages environnementaux d’une semaine de quatre jours peuvent également être considérés comme un investissement dans le capital humain.

Du bon usage de son temps libre

Mais une semaine de quatre jours pourrait aussi avoir des conséquences tout autres. Il est nécessaire d’instaurer des politiques et des stratégies pour minimiser les effets négatifs et optimiser les dividendes « verts ».

Les bénéfices nets dépendent de la façon dont les travailleurs utilisent ces trois jours de temps libre. S’ils emploient ce jour de congé supplémentaire à partir en week-end en avion, conduire une voiture de sport de luxe ou regarder la télévision à la maison avec le chauffage ou la climatisation au maximum, ces heures de travail réduites pourraient même devenir néfastes pour l’environnement.

Une semaine raccourcie ne sera pas non plus si bénéfique si le travail de cinq jours est condensé en quatre avec des horaires démentiels (comme cela s’est produit dans une expérience dans l’État américain de l’Utah). Les employés seront alors amenés à hiérarchiser les tâches et à travailler plus longtemps, ce qui entraîne de l’anxiété, un stress lié aux performances et donc une augmentation de la demande de soins.

Les prix inabordables de l’immobilier dans de nombreuses régions du Royaume-Uni (comme de la France), couplés à la faible croissance des salaires, signifient aussi que la perte de revenus liée à la semaine de quatre jours obligera certains travailleurs à les compléter par des emplois annexes. Ce qui annihilerait les avantages environnementaux de ce supposé jour de congé.

Les conditions pour que ça marche

Bien utilisées, les nouvelles technologies – à l’image de l’intelligence artificielle ou de la robotique – pourraient aider à obtenir des gains de productivité pour assurer les mêmes résultats que la traditionnelle semaine de travail de 5 jours sans perte d’emploi ni de revenus.

Si les employés doivent passer leur surplus de temps libre à améliorer leur santé et leur bien-être, nous aurons également besoin d’investissements supplémentaires dans des infrastructures moins gourmandes en carbone. Cela implique des transports publics plus efficaces, davantage de parcs, de bibliothèques, de centres communautaires et d’installations sportives.

Il est donc essentiel que les salariés comprennent l’ensemble des enjeux de cette proposition. Les diverses structures économico-sociales devraient apporter leur soutien ainsi que des programmes de formation appropriés devraient être mis en place.

Chacun doit être prêt à changer ses perspectives et à modifier son comportement de manière positive. À cette condition seulement, la semaine de quatre jours pourra produire les bénéfices escomptés pour les travailleurs, leur famille, leurs employeurs et l’environnement.

Source : Travailler moins sauvera-t-il la planète ? Oui, mais à certaines conditions

Mobilité bas-carbone. Et si la France faisait fausse route

Alors que la Stratégie nationale bas-carbone met le cap sur la neutralité des émissions en 2050, le Forum Vies Mobiles s’est demandé si le pays était bien parti pour atteindre son objectif. En misant sur la technologie d’abord, et en évitant d’aborder dans leur ampleur les questions d’aménagement du territoire, on dirait bien que ce n’est pas le cas.

Source : Mobilité bas-carbone. Et si la France faisait fausse route – Ville, Rail et Transports

Evaluer l’impact environnemental de la logistique urbaine

Les livraisons aux particuliers augmentent rapidement, et avec la pandémie cette augmentation s’accélère. Or, l’impact environnemental des livraisons est aujourd’hui sous-estimé.

Source : Evaluer l’impact environnemental de la logistique urbaine – Ville, Rail et Transports

Amiens Métropole lance l’open payement à double plafonnement

Pour payer son titre de transport au sein du réseau de bus Ametis d’Amiens Métropole, il est désormais possible d’utiliser sa carte bancaire ou son téléphone portable.

[…]

L’originalité de cet Open Payment mis en place par Flowbird, avec le partenariat de CB et de la Banque Postale, est le double plafonnement : le voyageur peut valider son titre de transport avec la garantie, s’il se déplace beaucoup, de ne pas payer plus cher qu’un ticket à la journée à 4,30 € ou un abonnement au mois à 29 €.

Source : Amiens Métropole lance l’open payment à double plafonnement – Ville, Rail et Transports

Un premier train semi-autonome sur le réseau ferré national

Il y a encore un conducteur dans le train, mais il y joue le même rôle que l’agent aux commandes d’une rame de métro sur la plupart des lignes parisiennes. Le 29 octobre entre Longwy et Longuyon, sur une ligne équipée du système européen de signalisation ERTMS, une locomotive BB 27 000 (Prima d’Alstom) a circulé en autonomie partielle du niveau GoA2, avec accélération et freinage automatisés, pour la première fois sur le réseau ferré national français.

Source : Un premier train semi-autonome sur le réseau ferré national – Ville, Rail et Transports

Le gouvernement français dévoile sa feuille de route pour la conduite autonome

Le gouvernement a présenté sa stratégie pour favoriser le développement des véhicules autonomes sur 2020-2022. Une trentaine d’actions ont été identifiées comme devant favoriser le développement de cet écosystème. Cela passe notamment par la précision du cadre réglementaire fixé par la LOM, l’établissement de critères de cybersécurité, et la mise en place de référentiels.

Source : Le gouvernement français dévoile sa feuille de route pour la conduite autonome

voir aussi l’identification des 16 expérimentations sur trois ans.

Nouvelle donne pour les cartes

Un nouveau standard international vient d’être adopté par l’Open Geospatial Consortium, ouvrant la voie à un format commun de description cartographique. Le géographe Erwan Bocher, à l’origine de cette évolution avec son confrère Olivier Ertz, nous en explique les tenants et aboutissants.

Source : Nouvelle donne pour les cartes | CNRS Le journal

SUTP

We provide access to sustain transport policy tools, good practices, approaches and technical assistance and show you how you can make the best use of them – for your city, your project, your community and your quality of life!

Projet de Transport Urbain Durable

Transports urbains durables: apprendre de l’expérience internationale

Les embouteillages, la pollution de l’air, les routes dangereuses, les manque de financements, l’absence de parcs, de trottoirs et d’espaces publics, l’utilisation généralisée de la voiture et de la moto, le problème croissant des pauvres urbains et les villes moins vivables – tout cela est devenu commun dans les municipalités en développement. Et- pire encore- les problèmes de transport urbain s’aggravent avec le développement économique, au lieu de s’améliorer.

Les villes en développement se trouvent à la croisée des chemins:

Les décisions politiques prises au moment où l’utilisation de la voiture est encore relativement faible affecteront la manière dont les gens vivront dans leurs villes au cours des prochaines décennies. Beaucoup d’outils politiques et de bonnes pratiques du monde entier sont disponibles, mais les décideurs politiques n’ont souvent simple-ment pas accès aux informations sur ces approches et à l’assistance technique pour savoir comment les utiliser.

Source : Startseite – SUTP

Témoignages sur les bienfaits du trajet domicile-bureau

Rares sont les trajets qui s’étirent de la maison au bureau ayant bonne réputation. Le plus souvent synonymes d’embouteillages, d’ennui et de désagréments souterrains en tout genre, la vie nous a plutôt habitués à les redouter qu’à les chérir. Mais pandémie oblige, sa disparition progressive au profit du télétravailsemble en réalité peser sur le moral des salariés. En réponse à cette absence qui se fait sentir, l’entreprise Microsoft va bientôt créer une fonction « trajet virtuel » sur sa plateforme de travail collaboratif Teams. L’idée étant ici d’offrir aux employés, fatigués du télétravail généralisé, un temps de pause entre la fin de la journée et les responsabilités personnelles et familiales par le biais de séances de méditation. Si l’initiative peut étonner, elle met surtout en lumière l’importance du temps de transport pour la productivité autant que pour la santé mentale de certains salariés. Et si le mal aimé n’était en réalité pas si vain ? Se pourrait-il alors même qu’il nous fasse du bien ? Qu’ils crapahutent en voiture, en métro, en train ou en vélo, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui vivent encore ce moment de manière presque sacrée. Portraits de quelques derniers rescapés des trajets journaliers.

Source : Témoignages sur les bienfaits du trajet domicile-bureau

Le conquérant Poma à l’assaut des steppes mongoles

Les portes de l’Asie s’ouvrent pour le groupe français Poma qui vient de décrocher son premier marché à Oulan-Bator, la capitale mythique de la Mongolie. L’entreprise iséroise sera épaulée sur ce contrat par l’ingénieriste Egis.

Source : Le conquérant Poma à l’assaut des steppes mongoles – Construction Cayola

Le câble A est dans les tuyaux

Île-de-France Mobilités vient de voter la convention de financement du premier téléphérique francilien, le Câble A, qui reliera Créteil à Villeneuve-Saint-Georges en 2023. L’entreprise qui réalisera les travaux de construction sera choisie début 2021.

Sept années, c’est le temps qu’il a fallu à Ile-de-France Mobilités pour faire aboutir le premier projet de téléphérique urbain francilien, le Câble A-Téléval. Mobilisant 125 M€ financé à 49 % par la région Ile-de-France, à 30 % par le département du Val-de-Marne et à 21 % par l’Etat, ce projet de transport aérien de 4,5 km de long doit permettre de désenclaver via 5 stations plusieurs quartiers de Créteil, Limeil-Brevannes, Valenton et Villeneuve-Saint-Georges, en les reliant au bus et à la ligne 8 du métro. Île-de-France Mobilités financera quant à elle les télécabines et les coûts d’exploitations de la ligne, comme pour l’ensemble des lignes « classiques » de transports en commun. Cette convention de financement permet à l’Autorité organisatrice de poursuivre la consultation en cours avec les entreprises candidates pour la réalisation des travaux. Le choix du lauréat sera décidé début 2021 et lancera ainsi le début des études de conception détaillée et des travaux de réalisation. 

Source : Le câble A est dans les tuyaux – Construction Cayola

Vidéo. En quoi consiste l’Urbanloop, projet futuriste et écologique de transport public mené à Nancy ?

Fruit de l’imagination d’élèves ingénieurs, ce projet de transport rapide et écolo pourrait se concrétiser dès 2024 dans la ville lorraine.

Des sortes de capsules, individuelles, en duo ou prévues pour un vélo. En mai prochain, sur un parcours de plus d’un kilomètre, le projet “Urbanloop”, un mode de transport écologique et économique, passera son premier test officiel. Sur deux boucles, dotées de trois capsules et d’autant de stations, il tentera de battre le record du monde d’économie d’énergie pour un véhicule autonome.

Source : Vidéo. En quoi consiste l’Urbanloop, projet futuriste et écologique de transport public mené à Nancy ? – Sud Ouest.fr

Les pylônes du téléphérique urbain se dressent dans le ciel toulousain

Téléo, le nouveau mode de transport en commun par câble toulousain, doit être mis en service à l’été 2021. Sur le chantier, les stations prennent forme et les pylônes sont désormais tous installés.

Source : Les pylônes du téléphérique urbain se dressent dans le ciel toulousain

Virgin Hyperloop a testé sa capsule de transport avec des passagers à bord

Virgin Hyperloop, une des entreprises qui s’est lancée dans la construction d’un système de transport ferroviaire ultra rapide par sustentation magnétique dans un tube à atmosphère contrôlée, a réalisé un premier essai avec deux personnes à bord de sa capsule XP-2. Cette dernière, spécialement conçue pour démontrer la sécurité des systèmes embarqués, s’est élancée à 172,8 km/h dans un tunnel d’essai de 500 mètres. Virgin Hyperloop est encore bien loin des 1 000 km/h promis.

Source : Virgin Hyperloop a testé sa capsule de transport avec des passagers à bord

Oui, rouler à 110 km/h plutôt que 130 pourrait vraiment limiter notre impact sur le climat

La proposition la plus polémique de la convention citoyenne pour le climat a certainement été celle de limiter la vitesse maximale autorisée de 130km/h à 110km/h sur l’autoroute.Pour beaucoup de Français opposés à cette mesure, cette limitation est « purement idéologique » et restreindrait considérablement leurs déplacements. La proposition n’a d’ailleurs pas été retenue par le gouvernement.Au cœur du débat néanmoins, se pose la question de l’efficacité d’une telle limitation pour réduire les émissions.

Source : Oui, rouler à 110 km/h plutôt que 130 pourrait vraiment limiter notre impact sur le climat