Des robots voituriers à l’aéroport de Lyon

L’aéroport de Lyon a présenté hier un service de robots voituriers, conçu avec l’entreprise française Stanley Robotics, qu’il compte déployer à grande échelle dans les prochaines semaines. Quatre robots tracteront les véhicules pour les garer sur un parking extérieur de longue durée contenant 500 places. À terme, l’aéroport envisage d’étendre le dispositif à 6 000 places. Pour bénéficier de ce service, il faut réserver une place de parking sur le site de l’aéroport, puis déposer son véhicule dans l’un des 12 boxes dédiés. Les robots voituriers le récupèrent pour le placer sur le parking, puis le remettent dans l’un des boxes au retour des voyageurs. Le dispositif doit permettre aux voyageurs de gagner du temps et à l’aéroport de gagner de la place, selon le groupe Aéroports de Lyon, pour lequel il s’agit du premier système au monde de stationnement entièrement automatisé pour un parking en extérieur.

De Lyon à Cupertino, l’essor des navettes autonomes

Dès le mois de janvier prochain, la navette Mia circulera dans la ZAC des Gaulnes à Jonage, dans l’est lyonnais. Pourquoi en parler ? Parce qu’il s’agit d’un véhicule autonome, qui évoluera sur route ouverte, dans le cadre d’un partenariat public-privé. Un nouveau déploiement qui montre l’essor des navettes autonomes, et pas seulement dans la Silicon Valley.

La navette autonome Mia. Image Eiffage.

Mia, pour « mobilité intelligente autonome », est née des besoins du groupe Eiffage. Pour rejoindre les locaux de la filiale Énergie Systèmes dans la ZAC des Gaulnes, les salariés doivent marcher 1,2 km depuis le terminus de la ligne 3 du tramway, le long d’une « voie » monotone. Ce cadre, ouvert mais relativement contrôlé, se prête particulièrement au déploiement d’une navette autonome.

Entouré de Berthelet, un groupe de transport local qui se réinvente en fournisseur de solutions de mobilités, et de Navya, concepteur lyonnais de véhicules autonomes, Eiffage a formé un groupement public-privé. Le Serl, chargé de la valorisation de la zone d’activité, la Métropole de Lyon, qui a consacré 180 000 € à l’aménagement de la voirie, et le Sytral, l’autorité organisatrice des transports de la région lyonnaise, sont partenaires de l’opération.

De gauche à droite : Christophe Pinel (Eiffage), Jean-Luc Da Passano (Serl), Fouziya Bouzerda (Sytral), Olivier Malaval (Eiffage), et Aurélien Berthelet (Berthelet), lors de la présentation de la navette sur le salon Pollutec. L’expérimentation coûtera un peu moins d’un demi-million d’euros sur deux ans, un coût assumé par les acteurs privés. Image MacGeneration.

Lyon avait déjà été témoin de « la première mondiale », pour reprendre les mots de Fouziya Bouzerda, présidente du Sytral. Une paire de navettes Navya est déployée dans le quartier de la Confluence, sur une distance très réduite, une expérimentation reconduite cette année. Une troisième navette devrait desservir le Parc Olympique lyonnais, en s’articulant avec les moyens de transport existant.

Car il s’agit de « prendre le relais du transport public », explique Olivier Malaval, directeur régional d’Eiffage Énergie Systèmes. Le Sytral veut tester différents moyens de résoudre l’épineuse question du premier (du départ au premier transport public) et du dernier (du dernier transport public à la destination) kilomètre, « un enjeu majeur pour la mobilité urbaine. »

En l’état du cadre légal, un opérateur doit être présent à bord de la navette, qui communique avec la voirie. « Lorsque Mia approche du carrefour, explique Olivier Malaval,  les feux de signalisation sont prévenus et la navette devient prioritaire. » À l’issue de ce premier test grandeur nature, dans deux ans, le directeur régional espère que les navettes pourront communiquer entre elles pour régler la circulation.

De la même manière, alors que la batterie lithium fer phosphate de 33 kWh de la navette est aujourd’hui rechargée avec une borne traditionnelle1, elle pourra demain l’être par un abri photovoltaïque. Elle effectuera 40 à 50 rotations par jour, aux heures de pointe et à midi, avec 15 passagers à son bord. Avec une vitesse de pointe de 17 km/h, elle divisera par trois le temps de trajet des salariés, mais sera « ouverte à tous et gratuite », précise Eiffage.

Mia n’est que l’un des nombreux déploiements de la plateforme Autonom Shuttle de Navya. Ce gros cube de 4,75 m de long et 2,65 de haut est bardé de capteurs : deux lidars 360° et six lidars 180° pour cartographier l’environnement, une caméra à l’avant et une autre à l’arrière pour repérer les panneaux de signalisation et les obstacles, un capteur odométrique et une cellule inertielle pour confirmer la position du véhicule, et bien sûr une antenne GPS.

L’un des lidars de la navette. Image Eiffage.

La même navette roule sur le parvis de la Défense depuis le mois de juillet, dans le Michigan et à Las Vegas, ou encore en Suisse. Des déploiements parfois motivés par les opérateurs de transport public, mais plus souvent encore par les institutions et les entreprises. À Rennes, à Singapour, à Hong Kong ou en Australie, ces navettes circulent sur des campus universitaires. À Dunkerque, Berthelet opère le réseau privé du site mondial de formation de Total.

On retrouve le même mélange d’intérêt public et de volonté privée aux États-Unis et particulièrement dans la Silicon Valley, où les grands employeurs du secteur informatique planchent tous, d’une manière ou d’une autre, sur le sujet. Apple travaille ainsi sur sa propre navette autonome, qui améliorerait la desserte de ses différentes installations tout en lui permettant d’éprouver les technologies, à partir d’un van aux dimensions assez similaires à celles de la navette de Navya.


  1. Rappelons qu’Eiffage Energie a installé des centaines de bornes de recharge à travers la France, ainsi que huit superchargeurs Tesla en 2016. ↩︎

Source : De Lyon à Cupertino, l’essor des navettes autonomes | MacGeneration

La pose d’un “californien”

Vidéo explicative d’un californien tramway.

Provisoire et démontable, cet aiguillage a été installé sur T2 et T5 afin de permettre aux tramways d’effectuer des demi-tours en cas de service partiel.

Il a été posé dans la nuit du 27 au 28 avril, 100 mètres après la station Essarts-Iris, en direction du centre-ville de Lyon.

Grâce à cet équipement ferroviaire, le tramway passe de la voie de droite à celle de gauche, le conducteur descend, change de cabine de pilotage et repart dans l’autre sens.

Source : La pose d’un “californien” | Mobiles

Qui a ouvert quoi ? le recensement des données des villes est maintenant ouvert

Plus de 400 jeux de données ouvertes à explorer
Parcourir les données du recensement : frama.link/recensement_communes_explore
Télécharger les données du recensement (format Open Document, licence CC-BY-SA 4.0) : frama.link/recensement_communes_ods

Le recensement des données ouvertes par les municipalités vous permet de connaitre quelle commune a ouvert quel jeu de données sur un échantillon de 16 villes en France. Il n’est pas exhaustif mais il permet d’ores et déjà de découvrir plus de 400 jeux de données ouverts et ouvrables. Ce travail d’exploration révèle les difficultés des réutilisateurs quant à la découvrabilité et à la qualité des données ouvertes. Des données manquent ? Avec DODOdata, nous pouvons vous aider à les ouvrir !

Source : Qui a ouvert quoi ? le recensement des données des villes est maintenant ouvert

Le BHNS, nouvelle coqueluche des transports publics urbains ?

Trente et une lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) ou de prolongements de lignes ont été créées dans 23 agglomérations, en seulement dix ans. Moins cher que le tram, de moindre capacité aussi, il lui sert aussi de complément. Le BHNS n’est pas pour autant l’apanage des grandes collectivités. Retour sur cette success story.

Source : Le BHNS, nouvelle coqueluche des transports publics urbains ?

Voir aussi l’étude réalisée par TTK et Trans-Missions pour la Fnaut, qui s’appuie sur les chiffres transmis par les agglomérations, a analysé les cas de six lignes de BHNS (T-Zen 1 et TVM en Île-de-France, Metz, Nantes, Rouen et Strasbourg) et trois tramways (Besançon, Lyon et Tours) afin d’aider les élus à prendre la bonne décision.

Qualité des infrastructures de transport au regard du développement durable : quelques exemples de bonnes pratiques

L’ARENE souhaite sensibiliser et aider les Maîtres d’Ouvrages (collectivités territoriales, opérateurs de transport…) à la prise en compte du développement durable dans leur projet de création ou de réhabilitation d’infrastructure de transport.

Cette volonté de l’ARENE s’appuie sur la mission qui lui est confiée par la Charte régionale de qualité des infrastructures de transport, élaborée conjointement avec la Région Ile de France et approuvée par son Conseil Régional en mars 2000. Cette charte pose les grands principes mais ne précise pas leur traduction opérationnelle.

Dans ce cadre, l’ARENE a réalisé une première identification d’infrastructure de transport, ayant plus ou moins intégré dans leur projet des exigences associées au développement durable. L’objectif était de repérer des bonnes pratiques, sous trois niveaux d’analyse complémentaires :

  • Comment traduire, au niveau d’un projet complexe, la prise en compte du développement durable en termes d’organisation et de gestion ?
  • Comment intégrer le développement durable dans un projet d’infrastructure, selon une approche globale ou sectorielle?
  • Quels sont les techniques, produits ou matériaux à utiliser respectueux de l’environnement ?

L’objet du présent document est d’illustrer les possibilités d’intervention et d’application du développement durable dans le domaine des transports, à l’aide d’exemples. Les trois approches précitées ont permis de classer les projets recensés en fonction de leur intégration de ces exigences, au niveau :

  • de l’organisation et de la gestion du projet s’apparentant à un système de management environnementale) ;
  • de la conception et l’aménagement de l’infrastructure ;
  • des techniques, des produits et des matériaux utilisés.

Ce guide n’a pas pour vocation de présenter des opérations intégrant le développement durable dans toutes ces dimensions mais bien de mettre en évidence les efforts constatés et les premières réalisations existantes dans ce domaine, aussi partielles soient elles. Il s’agit davantage de porter à connaissance des tentatives novatrices qui ouvrent une voie nouvelle sur le développement durable des transports. Leur exemplarité ne résulte pas d’une analyse fine de type « benchmarking» mais plutôt d’une mise en évidence d’approches, globales ou sectorielles, cohérentes, ambitieuses et transférables qui confèrent à ces expériences un intérêt certain au titre de bonne pratique.

Les expériences recensées correspondent surtout à des exemples français de bonnes pratiques existantes dans les approches environnementales et sociales intégrées à la conception et à la réhabilitation d’infrastructures de transport. Les fiches d’expériences précisent notamment le type de réalisation, les outils et les méthodes développés, les thématiques traitées et les partenaires impliqués.

Source : 1ER couv Exemples CONSEIL EXPRE.PDF – qualite_des_infrastructures_de_transport_au_regard.pdf

Le service de covoiturage WayzUp intègre les abonnements transport de huit villes

Le service de covoiturage de proximité WayzUp intègre les pass transport de huit grandes agglomérations. L’objectif ? Inciter les abonnés à covoiturer sur les trajets domicile-travail, et les collectivités à prendre en charge à terme le financement du service.

Source : Le service de covoiturage WayzUp intègre les abonnements transport de huit villes

Lyon : LPA lance une appli de stationnement avec paiement dématérialisé

LPA Parking est une appli mobile tout-en-un qui permet de trouver une place disponible et de payer son stationnement dans les parkings gérés par Lyon Parc Auto. Une fluidification du parcours client qui nécessite un mobile NFC pour le paiement dématérialisé.

Source : Lyon : LPA lance une appli de stationnement avec paiement dématérialisé

Lyon expérimente les couloirs de bus dynamiques

La métropole de Lyon teste, pendant trois mois, un système qui permet d’affecter temporairement une voie de circulation générale aux bus. L’objectif ? Améliorer la fluidité du trafic.

Source : Lyon expérimente les couloirs de bus dynamiques

Des canalisations dûment cartographiées dès leur pose

À l’occasion du salon Pollutec qui s’est tenu du 29 novembre au 2 décembre à Lyon, le groupe RYB a lancé Cartéo. Le fabricant de réseaux en polyéthylène propose d’intégrer directement des puces RFID dans les canalisations d’eau qu’il pose, afin que ses clients puissent récupérer en retour une cartographie complète de ce qui a été posé, avec un niveau de précision de classe A.

Source : Des canalisations dûment cartographiées dès leur pose : DécryptaGéo, l’information géographique

Trolleybus XXL

En vue du renouvellement de sa flotte de trolleybus, le SYTRAL engage des essais avec un trolleybus électrique bi-articulé. Prêté par le réseau de Lucerne en Suisse, l’impresionnant « lightram » du constructeur Hess, est à l’essai sur le réseau TCL du 30 mai au 3 juin.

24 mètres et 32 tonnes pour une capacité de 200 voyageurs : le véhicule sillonne les rues de l’agglomération sans prendre de passager.

Les 2 parcours retenus pour ces essais sont ceux des lignes C2 et C3, choisies pour leurs caractéristiques : passage d’ouvrage d’art comme le pont Lafayette, zone de retournement à Saint-Paul, contournement de la Place Guy Moquet à Vaulx-en-Velin, franchissement de la pente de la montée des Soldats ou encore insertion du véhicule dans le giratoire de la Place Foch à Caluire.

Ces essais ont pour objectif d’évaluer la compatibilité du gabarit du véhicule, à circuler sur le réseau. Le SYTRAL dispose aujourd’hui de 55 trolleybus bus articulés. La première vague de renouvellement devrait démarrer à horizon 2020.

Source : Trolleybus XXL | Mobiles

Le made in China parcourt 11 500 km en train, une première

Un train chinois de marchandises est arrivé jeudi à Vénissieux, près de Lyon, après avoir traversé six pays européens. Une première qui s’explique par le coût plus faible du transport ferroviaire.

Source : Le made in China parcourt 11 500 km en train, une première

La sécurité du réseau TCL

La sécurité du réseau TCL est une priorité absolue. Le SYTRAL a investi massivement dans des systèmes performants (5 700 caméras) et les 4 500 salariés du réseau participent à la sécurité quotidienne des voyageurs.

Patrick Aujogue, directeur de la sécurité, et responsable d’une équipe de 300 personnes nous présente le dispositif mis en place et les partenariats noués avec les forces de police, les magistrats et la Préfecture.

Source : La sécurité du réseau TCL | Mobiles

Les recettes de Lyon pour être noté AA par standard & Poor’s

L’agence de notation financière Standard & Poor’s vient de relever la note du Sytral, l’autorité organisatrice des transports lyonnais, de AA- en 2014 à AA en 2015. Un signe de la bonne santé financière d’un réseau qui est aussi parmi les plus performants de France en matière d’offre et de fréquentation.

Source : Les recettes de Lyon pour être noté AA par standard & Poor’s

Une journée avec les agents de nettoyage du métro, ces travailleurs invisibles et multitâches

Ils mènent un labeur souterrain, de jour comme de nuit. Les agents de nettoyage du métro sont au contact permanent des usagers. Si quais et couloirs demeurent propres, c’est grâce à eux. Paradoxalement, leur travail suscite une quasi-indifférence. À Lyon, la sous-traitance de l’activité d’entretien des quais et des rames conduit à une dégradation des conditions de travail. Immersion dans le quotidien de ces travailleurs de l’ombre.

Source : Une journée avec les agents de nettoyage du métro, ces travailleurs invisibles et multitâches – Basta !