Transpolis inaugure sa ville-laboratoire unique en Europe

Inauguré officiellement le 2  juillet quelques mois après sa mise en service en 2018, Transpolis s’affiche comme la ville-laboratoire dédiée à la mobilité urbaine, une plateforme réelle avec son jumeau numérique, unique en Europe. Le concept, visionnaire à l’époque, a été lancé en 2011 par sept partenaires privés et porté par l’IFSTTAR (Institut Français des Sciences, des Technologies des Transports, de l’Aménagement et des Réseaux). Depuis, le concept devenu réalité sous la forme de la société Transpolis SAS qui rassemble une trentaine de partenaires privés et publics, acteurs de la profession (grands constructeurs, PME), collectivités, banque et l’emblématique pôle de compétitivité Cara.

Un accélérateur industriel

« Puissant accélérateur industriel », selon son président Dominique Fernier, Transpolis a investi une ancienne caserne dans l’Ain, à 50 km de Lyon, pour en faire « un terrain de jeu » d’innovation mutualisée autour de plusieurs services : sécurité des équipements de la route, véhicule autonome et connecté, mobilité urbaine, infrastructures intelligentes, recherche, aménagement et réseaux. « C’est un outil d’excellence que nous proposons aux industriels de l’automobile, équipementiers, constructeurs d’infrastructures, organisateurs de la mobilité, collectivités et chercheurs », résume Hélène Jacquot-Guimbal, directrice générale de l’Ifsttar.

Ainsi, l’entreprise Vicat y a testé le premier camion-toupie écoresponsable pour ses chantiers urbains (92 % et 96 % de réduction des taux d’émission de particules fines et de CO2, deux fois moins bruyante grâce à sa toupie électrique) ; Renault Trucks a mis au point les dernières règles de sécurité sur ses porteurs pour les personnels et piétons (caméra, détecteur ultrason, messages d’alerte par haut-parleur en prévention de manœuvre, etc.) ; Colas a expérimenté sa solution Flowell, une dalle composée de LEDs intégrées dans un support multicouche en guise de signalisation lumineuse dynamique au sol ; le Sytral finalise le fonctionnement de sa future navette autonome… Le site accueille actuellement une cinquantaine d’opérations, « pour une durée d’un jour à plusieurs mois en fonction de la complexité des projets » précise Stéphane Barbier, directeur du développement de Transpolis SAS.

Source : Transpolis inaugure sa ville-laboratoire unique en Europe – Ville, Rail et Transports

Rhônexpress perd son recours contre le Sytral sur la desserte de l’aéroport Saint-Exupéry

Le tribunal administratif de Lyon a débouté Rhônexpress (Vinci) de sa demande de 1,8 million d’euros de réparation au Sytral qui avait mis en service deux lignes de bus dans l’Est lyonnais. La requête incluait aussi un préjudice économique pour des travaux engagés par le Sytral sur la ligne de tramway T3 « omnibus » partagée avec celle de Rhônexpress, tramway rapide reliant la Part-Dieu à l’aéroport Saint-Exupéry.

Alors que Rhônexpress  invoquait une concurrence contraire au contrat de concession, le tribunal estime que les lignes de bus 29/30 avaient pour objectif « l’amélioration de la desserte des zones économiques de l’Est lyonnais et ainsi d’assurer le transport des salariés entre leur domicile et la plateforme aéroportuaire et les zones d’activités adjacentes ». La décision insiste également sur la différence de durée importante de trajet entre les bus (50 et 70 minutes) et le service express (moins de 30 minutes). Quant aux perturbations créées par les travaux, selon le tribunal, l’impact a été faible (2,3 % des courses supprimées) et « ne présentait donc pas le caractère d’anormalité requis » pouvant engager la responsabilité du Sytral.

La décision du tribunal administratif permettra au Sytral de remettre en service deux lignes de bus vers l’aéroport pour 1,90 euro (ou inclus dans l’abonnement TCL) contre environ 27 euros le billet Rhônexpress. Elle peut aussi conforter le Sytral dans sa négociation engagée récemment avec Rhônexpress pour offrir d’ici fin 2019 une solution alternative au monopole ferroviaire avec une ligne de bus directe à un tarif attractif.

Source : Rhônexpress perd son recours contre le Sytral sur la desserte de l’aéroport Saint-Exupéry – Ville, Rail et Transports

2 navettes autonomes à l’essai à Lyon

Le SYTRAL mettra en service dès l’été 2019 deux navettes autonomes TCL pour desservir quotidiennement le quartier en développement autour du Groupama Stadium à Décines. Pleinement intégrées au réseau TCL, les navettes offriront une connexion directe entre la station Décines Grand Large de la ligne T3 et le Groupama Stadium. Pour la première fois en France, les véhicules circuleront en milieu urbain sur la voirie, aux côtés des voitures. Ils franchiront quatre carrefours à feux tricolores dont un rond-point sur une distance de 1.350 km.

Depuis janvier 2019, une phase d’essais a été lancée sur le site de Transpolis, « ville-laboratoire » unique en Europe entièrement dédiée à la mobilité, qui permet de réaliser des tests grandeur nature.

Après la première expérimentation mondiale d’une navette électrique autonome, Navly, à Confluence en 2016 et le lancement de la navette MIA pour la desserte de la ZAC des Gaulnes, le SYTRAL confirme sa place de pionner en matière de nouvelles mobilités.

LE PROJET EN CHIFFRES

  • Capacité : 15 places dont 11 assises
  • Vitesse : 18 km/h
  • Autonomie : 7 à 9h
  • Coût d’acquisition des 2 navettes : 487 000€ (financés par le projet européen)
  • Fréquence : toutes les 15 minutes en heure de pointe
  • Temps de parcours : 15’
  • Distance de la ligne : 1350 m
  • Coût : gratuit pendant la durée de l’expérimentation
  • 2 stations : Décines Grand Large et Parc OL
  • Expérimentation de 2 ans renouvelable

Source : 2 navettes autonomes à l’essai | Mobiles

De Lyon à Cupertino, l’essor des navettes autonomes

Dès le mois de janvier prochain, la navette Mia circulera dans la ZAC des Gaulnes à Jonage, dans l’est lyonnais. Pourquoi en parler ? Parce qu’il s’agit d’un véhicule autonome, qui évoluera sur route ouverte, dans le cadre d’un partenariat public-privé. Un nouveau déploiement qui montre l’essor des navettes autonomes, et pas seulement dans la Silicon Valley.

La navette autonome Mia. Image Eiffage.

Mia, pour « mobilité intelligente autonome », est née des besoins du groupe Eiffage. Pour rejoindre les locaux de la filiale Énergie Systèmes dans la ZAC des Gaulnes, les salariés doivent marcher 1,2 km depuis le terminus de la ligne 3 du tramway, le long d’une « voie » monotone. Ce cadre, ouvert mais relativement contrôlé, se prête particulièrement au déploiement d’une navette autonome.

Entouré de Berthelet, un groupe de transport local qui se réinvente en fournisseur de solutions de mobilités, et de Navya, concepteur lyonnais de véhicules autonomes, Eiffage a formé un groupement public-privé. Le Serl, chargé de la valorisation de la zone d’activité, la Métropole de Lyon, qui a consacré 180 000 € à l’aménagement de la voirie, et le Sytral, l’autorité organisatrice des transports de la région lyonnaise, sont partenaires de l’opération.

De gauche à droite : Christophe Pinel (Eiffage), Jean-Luc Da Passano (Serl), Fouziya Bouzerda (Sytral), Olivier Malaval (Eiffage), et Aurélien Berthelet (Berthelet), lors de la présentation de la navette sur le salon Pollutec. L’expérimentation coûtera un peu moins d’un demi-million d’euros sur deux ans, un coût assumé par les acteurs privés. Image MacGeneration.

Lyon avait déjà été témoin de « la première mondiale », pour reprendre les mots de Fouziya Bouzerda, présidente du Sytral. Une paire de navettes Navya est déployée dans le quartier de la Confluence, sur une distance très réduite, une expérimentation reconduite cette année. Une troisième navette devrait desservir le Parc Olympique lyonnais, en s’articulant avec les moyens de transport existant.

Car il s’agit de « prendre le relais du transport public », explique Olivier Malaval, directeur régional d’Eiffage Énergie Systèmes. Le Sytral veut tester différents moyens de résoudre l’épineuse question du premier (du départ au premier transport public) et du dernier (du dernier transport public à la destination) kilomètre, « un enjeu majeur pour la mobilité urbaine. »

En l’état du cadre légal, un opérateur doit être présent à bord de la navette, qui communique avec la voirie. « Lorsque Mia approche du carrefour, explique Olivier Malaval,  les feux de signalisation sont prévenus et la navette devient prioritaire. » À l’issue de ce premier test grandeur nature, dans deux ans, le directeur régional espère que les navettes pourront communiquer entre elles pour régler la circulation.

De la même manière, alors que la batterie lithium fer phosphate de 33 kWh de la navette est aujourd’hui rechargée avec une borne traditionnelle1, elle pourra demain l’être par un abri photovoltaïque. Elle effectuera 40 à 50 rotations par jour, aux heures de pointe et à midi, avec 15 passagers à son bord. Avec une vitesse de pointe de 17 km/h, elle divisera par trois le temps de trajet des salariés, mais sera « ouverte à tous et gratuite », précise Eiffage.

Mia n’est que l’un des nombreux déploiements de la plateforme Autonom Shuttle de Navya. Ce gros cube de 4,75 m de long et 2,65 de haut est bardé de capteurs : deux lidars 360° et six lidars 180° pour cartographier l’environnement, une caméra à l’avant et une autre à l’arrière pour repérer les panneaux de signalisation et les obstacles, un capteur odométrique et une cellule inertielle pour confirmer la position du véhicule, et bien sûr une antenne GPS.

L’un des lidars de la navette. Image Eiffage.

La même navette roule sur le parvis de la Défense depuis le mois de juillet, dans le Michigan et à Las Vegas, ou encore en Suisse. Des déploiements parfois motivés par les opérateurs de transport public, mais plus souvent encore par les institutions et les entreprises. À Rennes, à Singapour, à Hong Kong ou en Australie, ces navettes circulent sur des campus universitaires. À Dunkerque, Berthelet opère le réseau privé du site mondial de formation de Total.

On retrouve le même mélange d’intérêt public et de volonté privée aux États-Unis et particulièrement dans la Silicon Valley, où les grands employeurs du secteur informatique planchent tous, d’une manière ou d’une autre, sur le sujet. Apple travaille ainsi sur sa propre navette autonome, qui améliorerait la desserte de ses différentes installations tout en lui permettant d’éprouver les technologies, à partir d’un van aux dimensions assez similaires à celles de la navette de Navya.


  1. Rappelons qu’Eiffage Energie a installé des centaines de bornes de recharge à travers la France, ainsi que huit superchargeurs Tesla en 2016. ↩︎

Source : De Lyon à Cupertino, l’essor des navettes autonomes | MacGeneration

La pose d’un “californien”

Vidéo explicative d’un californien tramway.

Provisoire et démontable, cet aiguillage a été installé sur T2 et T5 afin de permettre aux tramways d’effectuer des demi-tours en cas de service partiel.

Il a été posé dans la nuit du 27 au 28 avril, 100 mètres après la station Essarts-Iris, en direction du centre-ville de Lyon.

Grâce à cet équipement ferroviaire, le tramway passe de la voie de droite à celle de gauche, le conducteur descend, change de cabine de pilotage et repart dans l’autre sens.

Source : La pose d’un “californien” | Mobiles

Lyon expérimente les couloirs de bus dynamiques

La métropole de Lyon teste, pendant trois mois, un système qui permet d’affecter temporairement une voie de circulation générale aux bus. L’objectif ? Améliorer la fluidité du trafic.

Source : Lyon expérimente les couloirs de bus dynamiques

Trolleybus XXL

En vue du renouvellement de sa flotte de trolleybus, le SYTRAL engage des essais avec un trolleybus électrique bi-articulé. Prêté par le réseau de Lucerne en Suisse, l’impresionnant « lightram » du constructeur Hess, est à l’essai sur le réseau TCL du 30 mai au 3 juin.

24 mètres et 32 tonnes pour une capacité de 200 voyageurs : le véhicule sillonne les rues de l’agglomération sans prendre de passager.

Les 2 parcours retenus pour ces essais sont ceux des lignes C2 et C3, choisies pour leurs caractéristiques : passage d’ouvrage d’art comme le pont Lafayette, zone de retournement à Saint-Paul, contournement de la Place Guy Moquet à Vaulx-en-Velin, franchissement de la pente de la montée des Soldats ou encore insertion du véhicule dans le giratoire de la Place Foch à Caluire.

Ces essais ont pour objectif d’évaluer la compatibilité du gabarit du véhicule, à circuler sur le réseau. Le SYTRAL dispose aujourd’hui de 55 trolleybus bus articulés. La première vague de renouvellement devrait démarrer à horizon 2020.

Source : Trolleybus XXL | Mobiles

La sécurité du réseau TCL

La sécurité du réseau TCL est une priorité absolue. Le SYTRAL a investi massivement dans des systèmes performants (5 700 caméras) et les 4 500 salariés du réseau participent à la sécurité quotidienne des voyageurs.

Patrick Aujogue, directeur de la sécurité, et responsable d’une équipe de 300 personnes nous présente le dispositif mis en place et les partenariats noués avec les forces de police, les magistrats et la Préfecture.

Source : La sécurité du réseau TCL | Mobiles

Les recettes de Lyon pour être noté AA par standard & Poor’s

L’agence de notation financière Standard & Poor’s vient de relever la note du Sytral, l’autorité organisatrice des transports lyonnais, de AA- en 2014 à AA en 2015. Un signe de la bonne santé financière d’un réseau qui est aussi parmi les plus performants de France en matière d’offre et de fréquentation.

Source : Les recettes de Lyon pour être noté AA par standard & Poor’s

Nouveau centre bus de Perrache SYTRAL

Le 16 février, le SYTRAL a présenté aux riverains le projet de création d’un nouveau centre de maintenance des bus à Perrache.

Le centre actuel ne convient plus : il est sous-dimensionné, peu fonctionnel et bruyant car il n’est pas entièrement couvert. C’est pourquoi il a été décidé de reconstruire un centre de maintenance dans le même secteur avec une exigence de bonne insertion urbaine. Le SYTRAL a acquis en octobre 2013 l’îlot Bichat appartenant au ministère de la Défense.

Source : Nouveau centre bus de Perrache | Mobiles

Lyon : le tramway arrive au Grand Stade

Pour desservir le Parc olympique lyonnais qui abrite le nouveau Grand Stade, le Sytral a réalisé un débranchement de 600 mètres du tramway T3. Chaque soir de match, plus de la moitié des spectateurs devraient s’y rendre en transport public. Ces services, dont le coût d’exploitation est estimé à 110 000 euros, seront pris en charge par OL Groupe.

Source : Lyon : le tramway arrive au Grand Stade

Lyon : le Sytral commande sept tramways Citadis à Alstom

Alstom va fournir sept tramways Citadis au Sytral pour un montant d’environ 20 millions d’euros. Ces nouvelles rames sont identiques à celles qui circulent actuellement sur la ligne T3 dans la métropole lyonnaise. Elles pourront accueilir jusqu’à 400 passagers.

Source : Lyon : le Sytral commande sept tramways Citadis à Alstom

A Lyon, la voiture recule encore

Selon les premiers résultats de l’enquête ménage réalisée par le Sytral, la part modale des déplacements réalisés en voiture est passée en dessous des 45%. Celle des transports publics est passée de 14% à 18% en dix ans.

Source : A Lyon, la voiture recule encore

Le contrat d’exploitation du réseau TCL – SYTRAL

Le SYTRAL confie l’exploitation du réseau TCL à une société privée qui est titulaire du contrat de délégation de service public (DSP) et qui emploie les 4 500 agents du réseau. Ce contrat représente un montant de près de 2 milliards d’euros pour 6 ans, soit plus d’un million d’euros par jour.

Raymond Deschamps, directeur général du SYTRAL, nous explique les mécanismes de ce contrat unique et complexe, le plus important de France. Coût, contrôles, bonus, malus : un décryptage limpide en 4 minutes !

Source : Le contrat d’exploitation du réseau TCL | Mobiles