Baromètre Parlons vélo des villes cyclables 2019

Baromètre Parlons vélo des villes cyclables 2019 : quelques belles progressions, mais une majorité de villes de France ont encore des efforts à faire. Les candidats aux municipales sont prévenus !

Grâce à la forte mobilisation des associations du réseau FUB, des collectivités et un relais inédit de la presse locale, la participation au baromètre Parlons vélo des villes cyclables 2019 a été très importante. Près de 185 000 réponses ont été enregistrées à l’échelle nationale, soit une progression de +63 % par rapport à l’édition 2017. Outil participatif de mesure du ressenti des politiques cyclables locales, le baromètre devient ainsi l’enquête de ce type la plus massive dans le monde, alors qu’elle n’en est qu’à sa deuxième édition.

Les enseignements de l’édition 2019 du baromètre Parlons vélo des villes cyclables sont sans aucune ambiguïté : les citoyens souhaitent un débat sérieux sur la solution vélo déplacement, partout en France.

Le vélo est un enjeu bien au-delà des cœurs des métropoles.

L’édition 2019 fournit des données très précises sur la cyclabilité de 768 villes de France, soit 445 de plus qu’en 2017. Ainsi, la participation explose en dehors des métropoles, à l’image de Lavaur (Tarn, 10 500 habitants) qui passe d’à peine deux réponses, à près de 100.

Une cartographie inédite et unique au monde des attentes citoyennes.

Nouveauté de cette édition, le module cartographique permettait à chaque répondant.e d’indiquer les trois endroits les plus dangereux à vélo dans sa pratique personnelle (« points noirs ») et les « axes prioritaires », à aménager au plus vite. Ainsi, ce sont plus de 400 000 points noirs qui ont été répertoriés, permettant à la FUB de rendre publique la cartographie la plus précise jamais réalisée des priorités citoyennes pour une France à vélo. Une aubaine pour les candidat.e.s aux municipales !

Les progrès sont réels, mais insuffisants.

Si seules 43 villes sur les 768 classées ont obtenu une note supérieure à la moyenne, 40 % des répondants estiment néanmoins que les conditions de circulation à vélo dans leur ville ont évolué positivement depuis deux ans. Cette perception des améliorations varie avec la taille de la ville : de 27 % pour les villes de moins de 20 000 habitants à 56 % pour les villes de plus de 200 000 habitants.

Convertir l’essai du plan vélo national à l’échelle locale

Les élections de mars 2020 constituent une chance exceptionnelle pour se saisir au niveau local du plan national vélo et des leviers de la Loi d’Orientation des Mobilités promulguée le 26 décembre 2019. La mise en œuvre d’un véritable système vélo appartient à tous : Etat, collectivités locales, employeurs, société civile. La FUB et son réseau de 337 associations locales sont prêts à y contribuer de manière constructive.

La FUB invite la presse, les candidat.e.s et les citoyens à s’emparer des résultats du baromètre pour alimenter les débats dans chaque territoire : le vélo doit trouver sa place partout.

A un mois des élections municipales, il est plus que temps de poursuivre la série de campagnes « parlons vélo », avec l’action « municipales 2020 à vélo » menée sur municipales2020.parlons-velo.fr ! La FUB capitalise ainsi sur l’engouement suscité par son baromètre en permettant d’interpeller l’ensemble des candidats avec des propositions permettant de coconstruire les 1 001 plans vélo locaux, dont la France a besoin !

Source : Parlons-Vélo – Palmarès

et dossier Baromètre 2019.

 

Cartoviz – Les déplacements domicile-travail et domicile-etude 2016

À l’échelle communale et pour l’ensemble du territoire national, cette carte interactive renseigne sur les lieux d’étude des étudiants à partir d’une commune sélectionnée. À l’inverse, il est possible de sélectionner une commune pour identifier les communes de résidence de ses étudiants. L’ensemble des données sont téléchargeables et portent sur l’année 2016.

Carte similaire pour les DT.

Source : Cartoviz – Les déplacements des étudiants 2016

Source : Cartoviz – Les déplacements domicile-travail 2016

Des itinéraires à la carte 100% accessibles

Pour les personnes à mobilité réduite (PMR), faire du tourisme peut vite devenir un casse-tête si l’environnement n’est pas adapté. Un problème auquel les Grenoblois Sébastien Guillon, Florian Blanchet et Marco Petitto, lui-même tétraplégique, se sont attaqués en créant un site internet, Andyamo.fr, répertoriant des itinéraires 100% accessibles.
Tout commence en 2017, lorsque le trio part pour un séjour impromptu à Lyon : « Je pensais naïvement que malgré le handicap de Marco, ce ne serait pas si compliqué, se souvient Sébastien Guillon. Mais j’ai vite déchanté ! On est arrivés en gare et on a vite fait demitour. Quand on est handicapé, tout doit se vérifier longtemps à l’avance : l’accessibilité du train, le cheminement pour relier les lieux touristiques aux restaurants ou à l’hôtel, etc. »
Rapidement, ils voient là l’opportunité de créer un service pour aider les
PMR à gagner en autonomie durant leurs voyages. « Car il y a aujourd’hui
un besoin qui n’est pas du tout satisfait ! » Ils décident donc de voyager en
réalisant l’inventaire des itinéraires et des lieux accessibles les plus emblématiques visités : Bordeaux, Rome, Barcelone… 38 itinéraires 100% accessibles, dans trois pays différents (France, Espagne et Italie), font leur
apparition sur leur site, en téléchargement libre.
Depuis, la start-up souhaite sensibiliser les collectivités à son offre. Elle
vient de s’associer à l’office de tourisme métropolitain pour que celui-ci
propose sur son site, avant le coup d’envoi de la Coupe du monde féminine,
des itinéraires cette fois-ci à la carte : en fonction du type de handicap,
l’office de tourisme proposera des parcours permettant à chacun
de profiter, en toute autonomie, des restaurants, des hôtels et des lieux
les plus emblématiques du territoire. Quoi de plus naturel pour notre métropole, l’une des plus accessibles de France ?*
*Lauréate du prix européen Access City Award 2014

Plus d’infos sur andyamo.fr

Source : Journal de La Métro

Les automobilistes bientôt rémunérés pour les données acquises par leurs véhicules ?

Depuis quelques jours, Jaguar-Land-Rover effectue en Irlande les premiers tests d’un portefeuille intelligent, basé sur des cryptomonnaies (IOTA Fondation), directement intégré dans la voiture. Il permettra par exemple de payer sa recharge électrique, son parking ou ses péages sans équipement supplémentaire et sans abonnement.

Take the money and drive

Rien à voir avec la cartographie me direz-vous ? Mais si, car, qui dit portefeuille dit à la fois dépenses et… recettes. Le conducteur peut également gagner de l’argent en acceptant d’envoyer des données captées par sa voiture telles que nids-de-poule ou ralentissements aux autorités ou à un fournisseur de services de navigation. Ces transmissions de données géolocalisées permettront ainsi d’améliorer l’état des routes et les conditions de circulation. Ce « smart wallet » fait partie intégrante de la stratégie Destination Zero de Jaguar Land Rover « zero emissions, zero accident and zero congestion ».« Pour atteindre cet objectif, il faut notamment développer une économie du partage dans laquelle le véhicule joue un rôle essentiel en tant que collecteur de données dans la ville intelligente du futur »précise le communiqué officiel.

Un premier pas sur un vaste sujet

La proposition du constructeur permet d’établir une relation commerciale entre un particulier et une autorité publique ou un service de navigation… Mais jusqu’où le conducteur gardera-t-il la maîtrise des flux qu’il génère ? Pourra-t-il refuser de transmettre certaines données à certains organismes ? Jusqu’à quel niveau de détail ? Compte tenu de l’organisation de l’entretien des routes dans un pays comme la France, un tel système ne pourra s’envisager sans un intermédiaire agrégateur… Qui définira les prix des données ? Qu’est ce qui empêchera l’avenir le conducteur de réclamer de l’argent pour d’autres données que celles prévues aujourd’hui ? Véritable boîte de Pandore, la question de la valorisation des données acquises par nos capteurs individuels n’a pas fini de nous interroger.

Source : http://decryptageo.fr/les-automobilistes-bientot-remuneres-pour-les-donnees-acquises-par-leurs-vehicules/

Et : https://www.usine-digitale.fr/article/vous-pourriez-bientot-gagner-de-l-argent-en-conduisant-en-echange-de-donnees-trafic.N839415

Observatoires cartographiques : Géoclip toujours dans l’air du temps

Début d’année en fanfare pour Géoclip, la plateforme d’exploration et de visualisation de données géostatiques. Vendredi 1er février 2019, Santé publique France ouvrait son observatoire cartographique, tandis que l’INSEE annonçait ses portraits de territoires.

En lançant son observatoire cartographique dynamique baptisé Géodes, Santé Publique France expose au grand jour le fruit d’un travail de fond, mené depuis l’ouverture de l’établissement public en 2016, qui rassemble l’INVS, l’Inpes et l’Eprus.

Évolution des diagnostics du Sida... soit près de 40 ans de données cartographiées et synthétisées dans Géodes sous Géoclip.

Évolution des diagnostics du Sida… soit près de 40 ans de données cartographiées et synthétisées dans Géodes sous Géoclip.

Une mine d’informations et de visualisations

Ce sont plus de 300 indicateurs qui sont proposés, expliqués, cartographiés… grâce à Géoclip Air. « Nous avons dû relever plusieurs défis, reconnaît bien volontiers Éric Mauvière, le fondateur d’EMC3 et créateur de Géoclip. Tout d’abord, Santé Publique France dispose de séries très longues et il a fallu trouver les moyens de représenter les évolutions spatio-temporelles, grâce aux animations et aux diagrammes de synthèse. Ensuite, le site peut avoir d’importants pics d’utilisation et il doit répondre à de fortes contraintes de sécurité… nous avons dû passer beaucoup de tests pour faire la preuve que Géoclip pouvait répondre à ces exigences. » Avec sa double entrée, par pathologie et par déterminant, le site permet une véritable exploration d’une mine d’informations, aujourd’hui à l’échelle du département ou de la région. Les cartes, graphiques et tableaux sont ensuite facilement importables dans un site Web par le biais d’un iframe.

Portraits croisés à l’INSEE

Des portraits synthétiques de territoires personnalisables à l'INSEE.

Des portraits synthétiques de territoires personnalisables à l’INSEE.

Au moment où l’agence nationale de la santé publique recevait les journalistes autour de Géodes, l’INSEE ouvrait une nouvelle rubrique dans son portail de statistiques locales : les rapports. Ils permettent de générer un portrait de territoire sur une zone d’étude (à définir soi-même si besoin) et de la comparer avec la tendance nationale ou avec un autre territoire. Trois thèmes sont proposés : une synthèse générale, la démographie et les conditions de vie ainsi que l’économie et l’emploi. À découvrir sur https://statistiques-locales.insee.fr.

Source : Observatoires cartographiques : Géoclip toujours dans l’air du temps

SCOUT – Système de COllecte Universel de Terrain : une application assistance terrain

SCOUT (Système de COllecte Universel de Terrain) est une application Android pour assister les agents lors de visites d’inspection ou de collecte de données sur le terrain. Elle a été développée par le Centre d’études et de conception des prototypes d’Angers (Cerema Ouest).

A suivre pour sa diffusion.

Source : SCOUT – Système de COllecte Universel de Terrain : une application assistance terrain | Cerema

Datafoncier

Source : Datafoncier

Open data : OpenStreetMap assemble les orthophotos

Christian Quest s’est attaqué à l’assemblage de toutes les orthophotographies publiées en open data et leur mise en ligne sur un serveur WMS d’orthophotos. 12 terra-pixels ont été tuilés, avec des images allant de 1 cm de résolution (Lyon Fourvière) à 50 cm (ortholittorale), prises par drone ou par avion.

Une carte se dessine… sur Umap avec encore de gros trous !

Source : Open data : OpenStreetMap assemble les orthophotos

En floutant des images, des services de cartographie en ligne révèlent des installations secrètes, comme des bases qui hébergent des missiles

Vous voulez savoir comment susciter la curiosité d’un analyste en imagerie par satellite ? Il vous suffit de flouter des images.
Google Earth le fait parfois à la demande de gouvernements qui souhaitent garder les yeux indiscrets à l’écart de certains de leurs sites militaires ou politiques les plus sensibles. Vous vous souvenez probablement de l’évasion de Rédoine Faïd, le 1er juillet ; la prison de Réau, de laquelle il s’est échappé en hélicoptère, ainsi que le centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, où il est actuellement écroué, n’étaient pas floutés sur l’outil de cartographie de Google.

Après cette spectaculaire évasion, le ministère de la Justice a engagé le dialogue dès le 31 juillet avec Google pour brouiller les pistes et mieux dissimuler ces établissements sensibles. Le 9 octobre, interviewée sur RTL, Nicole Belloubet a fait part de son mécontentement. « Il n’est pas normal que les établissements sécurisés comme des prisons se retrouvent sur Internet », a tranché la Garde des Sceaux. Sur 67 prisons, 49 pouvaient encore être survolées, d’après L’Express. Par courrier, Google a entre-temps assuré remédier au problème d’ici la fin de l’année.

De la même manière, une ancienne loi néerlandaise obligeait les entreprises néerlandaises à brouiller leurs images satellites d’installations militaires et royales.

Cette tendance à brouiller les images satellites suscite plutôt l’intérêt. En effet, une entreprise russe de cartographie en ligne a tenté de dissimuler des bases militaires étrangères. Ce faisant, elle a accidentellement confirmé leurs emplacements, dont beaucoup étaient tenues secrets.

Yandex Maps, le premier service de cartes en ligne de Russie, a brouillé les emplacements précis des bases militaires turques et israéliennes, en indiquant précisément leur emplacement. Les bases hébergent des sites de missiles sol-air sensibles et des installations hébergeant des armes nucléaires.

Selon la Fédération des scientifiques américains, Yandex Maps a flouté « plus de 300 bâtiments, aérodromes, ports, bunkers, sites de stockage, bases, casernes, installations nucléaires et bâtiments distincts » dans les deux pays. Certaines de ces installations étaient bien connues, mais d’autres non. Non seulement Yandex a confirmé leur emplacement, mais le flou révèle également leur taille et leur forme exactes.

Ce floutage est presque certainement le résultat de demandes d’Israël et de la Turquie; Il semble très improbable qu’une entreprise russe entreprenne de son propre chef une tâche aussi longue. Heureusement (du point de vue de l’OSINT – Open Source Intelligence, il s’agit d’un renseignement obtenu par une source d’information publique -), cela a eu pour effet involontaire de révéler l’emplacement et le périmètre exact de chaque installation militaire importante dans les deux pays, si vous êtes assez curieux pour parcourir toute la carte à la recherche de taches floues. La correspondance des sites flous avec des images non floues (bien que dégradées) disponibles via Google Earth constitue une méthode de « basculement et de repère » dans laquelle un jeu de données est utilisé pour documenter une analyse plus détaillée d’un deuxième jeu de données.

Depuis des années, les services de cartographie en ligne ont brouillé les zones sensibles en réponse aux demandes du gouvernement. Cela signifie souvent que l’on doit réduire la résolution de zones entières pour s’assurer qu’une installation secrète ne se démarque pas. Une autre raison de réduire la résolution : la loi fédérale oblige les services de cartographie américains à ne pas montrer à Israël plus de détails que ceux disponibles avec des images satellitaires commerciales, ce qui donne une résolution de deux mètres pour l’ensemble du pays. Ce n’est pas génial pour ceux qui aiment jouer à Virtual Tour, mais cela aide à garder le pays en sécurité.

Le floutage très spécifique de Yandex révèle l’emplacement de plusieurs installations sensibles, de bases militaires turques, d’installations nucléaires israéliennes et de batteries de missiles Patriot israéliens. Les installations en Turquie se démarquent vraiment, car tout le pays est disponible en haute résolution. La base aérienne d’Incirlik, utilisée par les États-Unis et abritant des armes nucléaires tactiques B61, est repérée par un gros flou. Une personne avisée pourrait alors utiliser des images non floutées d’Incirlik pour définir les paramètres physiques exacts de la base.

Yandex a probablement été invité à brouiller ces lieux par les gouvernements israélien et turc. Cependant, la manière dont il a choisi de protéger ces lieux les a rendus moins sûrs en les attirant l’attention dans un forum très public. La prochaine fois, Yandex pourrait envisager de réduire simplement la résolution globale de ses cartes.

Source : FAS

Source : En floutant des images, des services de cartographie en ligne révèlent des installations secrètes, comme des bases qui hébergent des missiles

La carte du monde des vrais noms de pays

Espagne, Angleterre, Grèce, Bulgarie… Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir d’où viennent ces noms de pays et quelles sont leurs significations? L’étymologie peut se révéler une source intarissable d’informations sur l’histoire des peuples et des civilisations. Credit Card Compare, un comparateur de cartes de crédit, a créé une carte du monde avec les noms de pays traduits littéralement dans leur langue d’origine, nous apprends Forbes.

Source : La carte du monde des vrais noms de pays | Slate.fr

Quel âge ont les frontières ? Un exercice de cartographie synthétique

PisseGuri82 a publié une carte originale sur Reddit : l’âge des frontières. L’exercice peut paraître simple a priori. En fait, il n’en est rien et l’auteur s’en sort très bien.
The Age of BordersSaviez-vous qu’entre 1920 et 1924, près de 90 000 km de frontières ont été définies ? Qu’en Europe la moyenne d’âge des frontières se situe en l’an 1777, et qu’en Afrique, c’est en 1906 ? Des dates qui en disent long sur l’histoire respective de nos continents.

L’exercice réalisé par PisseGuri82, un contributeur Reddit, est intéressant à plus d’un titre. Sur le fond d’abord, car l’auteur a pris le temps d’expliquer sa démarche et ses limites. Il s’est appuyé sur les documents officiels et, travaillant à l’échelle mondiale, a ignoré les ajustements qui ne cessent d’être faits. Mais il s’est rendu compte que ce sont plutôt les dernières dates de modification que les premières qui sont répertoriées. Du coup, conscient de ses imperfections, PisseGuri82, qui n’est pas historien, invite les Internautes à l’aider à compléter son travail.

Sur la forme, les choix effectués méritent également une belle mention, car le sujet n’est pas facile à traiter. L’auteur a choisi une couleur par siècle en s’appuyant sur le cercle chromatique. La forme du trait rappelle quant à elle quelques caractéristiques des frontières (frontières originellement internes, frontières disputées…). Un graphique représente enfin le nombre de kilomètres officiels de frontières qui ont été définis par période.

Bref, un exercice de géodatavisualisation doublement réussi !

Lien direct vers la carte sur Reddit

Source : Quel âge ont les frontières ? Un exercice de cartographie synthétique