Paris s’organise face à l’afflux de trottinettes électriques

Face à l’accélération de l’usage des trottinettes et des deux roues en libre service et sans station, les élus commencent à réagir. Après Toulouse qui impose aux opérateurs de vélos, scooters ou trottinettes en free-floating de signer une charte prévoyant un déploiement progressif après une phase de test et de payer une redevance annuelle, Paris commence à édicter ses propres règles. La mairie annonce notamment qu’elle se réserve le droit de verbaliser les trottinettes électriques circulant sur les trottoirs afin d’assurer la sécurité des piétons. Elle est également prête à verbaliser le stationnement gênant et à les envoyer à la fourrière.

Dans le même temps, l’Hôtel de Ville va réfléchir à la création « maillée » d’espaces de stationnement qui soient réservés aux vélos et trottinettes électriques. Ils prendront la forme de places identifiées et marquées au sol comme cela est actuellement expérimenté dans les IIe et IVe arrondissements.

Paris veut aussi que chaque opérateur de trottinettes en free-floating signe une charte avant tout déploiement. Enfin, la Ville veut lancer un débat sur la question de la redevance d’occupation du domaine public dans le cadre de la future loi d’orientation des mobilités attendue l’année prochaine devant le Parlement.

Source : Paris s’organise face à l’afflux de trottinettes électriques – Ville, Rail et Transports

Paris met en place un système de vidéo-verbalisation

La mairie de Paris a mis en place hier un système de vidéo-verbalisation permettant de sanctionner les conducteurs de voiture, de moto et de scooter qui empruntent les pistes cyclables ou les couloirs de bus, y stationnent, ou ne respectent pas les espaces réservés aux vélos présents devant certains feux de signalisation. Plus de 900 caméras sont utilisées par des agents municipaux présents dans une salle de contrôle pour verbaliser les auteurs d’infraction à distance. Une amende forfaitaire de 135 euros sanctionne le stationnement ou l’usage de voies réservées. Selon la maire de Paris, Anne Hidalgo, plus de 30 000 amendes de ce type ont été infligées par des agents sur le terrain depuis le début de l’année. D’après l’adjoint à la mairie de Paris en charge des transports, Christophe Najdovski, cette surveillance vise à « améliorer les conditions de circulation des bus et des taxis » tout en garantissant « la sécurité des cyclistes ».

Source : Paris : des caméras traqueront les non-cyclistes sur les pistes cyclables – Le Parisien

Un plan contre la pollution des transports Que prévoit le gouvernement pour lutter contre la pollution émise par les transports ?

Un plan contre la pollution des transports
Que prévoit le gouvernement pour lutter contre la pollution émise par les transports ?

Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, et la ministre des Transports, Élisabeth Borne, ont présenté ce matin leur plan « pour la mobilité propre et la qualité de l’air », qui sera intégré au projet de loi d’orientation des mobilités en préparation. Pour atteindre l’objectif de zéro émission carbone d’ici 2050 qu’il s’est fixé, le gouvernement veut « favoriser les modes de déplacement alternatifs à la voiture individuelle », comme le covoiturage, en incitant à la création de voies dédiées et en encourageant les employeurs à rembourser une partie des trajets domicile-travail effectués en covoiturage. Le plan prévoit d’abaisser le seuil de la taxe sur l’achat de véhicules neufs les plus polluants pour promouvoir l’achat de véhicules propres. Rien n’est prévu pour le vélo, qui fera l’objet d’une annonce en septembre, selon le ministère, ni pour les transports aériens et maritimes.

Qu’est-ce que les zones à faible émission ?

La principale disposition du plan sur la mobilité propre consiste dans le déploiement de zones à faible émission (ZFE) sur les territoires où la pollution de l’air est la plus élevée. Le principe d’une telle zone est d’interdire l’accès à une ville ou à une partie de ville aux véhicules les plus polluants, ne répondant pas à certaines normes d’émissions ou d’équipement. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, un établissement public, recensait 227 ZFE dans 12 pays européens en septembre. Le gouvernement compte sur la mise en place de telles zones d’ici 2020 dans 14 agglomérations. Pour l’instant, seules Paris et Grenoble l’ont fait. Paris interdit par exemple aux bus, poids lourds et véhicules diesel immatriculés avant 2001 de circuler entre 8h et 20h.

Pourquoi les dangers de la pollution de l’air sur la santé augmentent-ils ?

La pollution de l’air est la troisième cause de mortalité en France, responsable de 48 000 décès par an, selon Santé publique France, une agence du ministère de la Santé. Les gaz d’échappement des véhicules diesel sont considérés comme « cancérogènes pour l’homme » par l’Organisation mondiale de la santé. Or, sur la période 1990-2013, les émissions liées aux transports ont augmenté de 12 % en raison d’une intensification du trafic, selon le ministère de la Transition écologique qui rappelle que le secteur des transports est la première source d’émissions de gaz à effet de serre. En mai, la Commission européenne a renvoyé la France devant la Cour de justice de l’Union européenne pour non-respect des normes de qualité de l’air.

Qualité de l’air : Paris à la traîne des capitales européennes

Copenhague, Amsterdam et Oslo sont en tête du premier classement des villes européennes en matière de mobilité et de qualité de l’air réalisé par Greenpeace.

Copenhague, Amsterdam, Oslo. Voilà le trio de tête du premier classement des capitales européennes réalisé par Greenpeace sous le prisme de la mobilité et de la pollution de l’air. Publié mardi 22 mai, Le Monde en dévoile les résultats.

Paris émerge en milieu de tableau, à la 7e place, également devancée par Zurich (4e) – préférée à Berne pour la Suisse –, Vienne et Madrid. Elle coiffe d’une courte tête Bruxelles (8e). Suivent Budapest, Berlin, Londres, Moscou et Rome, la lanterne rouge.

Pour établir ce classement, Greenpeace a fait appel à l’Institut Wuppertal. Spécialisé dans les questions liées au changement climatique et à la transition énergétique, le centre de recherche allemand a passé au crible treize grandes villes. Afin de mesurer et comparer leurs performances en termes de « mobilité durable », l’Institut Wuppertal a sélectionné vingt et un critères répartis en cinq catégories : transports publics (densité de stations, pourcentage de trajets en transport en commun ou prix du billet), sécurité routière (accidents et décès de cyclistes et de piétons), qualité de l’air (exposition au dioxyde d’azote et aux particules fines), gestion des déplacements (embouteillages, prix des parkings, vélos et autos partagés, zones à basse émission) et mobilités actives (part de la marche et du vélo dans les déplacements, espaces verts dans la ville). Les chercheurs ont ensuite attribué des notes sur 20 pour chaque catégorie avec un total maximal de 100 points.

« Encore de gros efforts »

Avec un score de 38,75 sur 100, Paris est loin de la moyenne. Berlin et Londres, deux capitales avec lesquelles elle rivalise sur la scène internationale, font pire avec 34,50 chacune. Elle se consolera aussi en constatant que seules les trois villes sur le podium obtiennent la moyenne et qu’aucune ne décroche de mention : Copenhague (57), Amsterdam (55) et Oslo (50).

Si le trio de tête n’a pas vraiment surpris les chercheurs, tant ces trois villes du nord de l’Europe sont réputées depuis des années comme des paradis pour les cyclistes, la mauvaise place de Paris a été une découverte. « Les analyses empiriques nous ont apporté des résultats inattendus comme le classement bas de Paris », commente Santhosh Kodukula, qui a piloté l’étude pour l’Institut Wuppertal.

« Paris est souvent citée au niveau international comme un très bon exemple en matière de mobilité, et nous avions en tête les annonces audacieuses de la ville, telle l’interdiction du diesel d’ici à 2024. Nous nous attendions donc à retrouver des actions aussi audacieuses sur le terrain. Or, ce que nous avons constaté avec l’étude, c’est qu’il y a des aspects qui méritent encore de gros efforts », relève le chercheur.

Principal point noir, la qualité de l’air. La maire de Paris, Anne Hidalgo, en a fait l’un des combats de son mandat, avec notamment la fermeture des voies sur berge à la circulation. Sur ce critère, Paris arrive en 12e position avec la note de 9,50/20. Pas brillant. Seul Moscou fait (beaucoup) moins bien, avec 3,50.

Paris est bien notée pour ses transports publics

L’évaluation se fonde sur les niveaux d’émissions pour l’année 2017 des trois principaux polluants : le dioxyde d’azote (NO2) – pour lequel la Commission européenne vient de renvoyer la France devant la justice –, les particules fines PM10 (de diamètre inférieur à 10 µm) et PM2,5 (inférieur à 2,5 µm). Les Parisiens sont exposés à des valeurs annuelles qui dépassent largement les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le NO2 (40µg/m3) et pour les PM2,5 (10µg/m3). Oslo est la seule ville qui respecte les normes de l’OMS sur l’ensemble des polluants.

Autre point noir, la congestion du trafic. Paris est l’une des capitales les plus engorgées. Le temps de transport moyen est augmenté d’environ 38 % à cause des difficultés de circulation. Des bouchons en hausse de 10 % en 2017 en Ile-de-France, selon une étude récente réalisée par l’application d’information routière V-Traffic.

Paradoxalement, la part de la voiture dans les déplacements des Parisiens (15,8 %) est la plus faible comparée aux autres capitales. Elle atteint ainsi 34 % pour le champion, Copenhague. Paris a un handicap insurmontable par rapport aux leaders du classement : sa population totale (petite couronne comprise) et sa densité (21 000 habitants au km²), plus de deux fois supérieure à celle de la capitale du Danemark (9 000 habitants/km²).

Sans surprise, Paris est en revanche bien notée (2e) pour ses transports publics. Mais les auteurs précisent qu’un bon réseau n’est pas suffisant. Ils encouragent ainsi les pouvoirs publics à faire une plus grande place au vélo. La bicyclette ne représente que 3 % des déplacements des Parisiens, contre 30 % pour les habitants de Copenhague. Les rues de la capitale danoise sont organisées autour des besoins des piétons et des cyclistes, notent les auteurs : « Les voitures ne dominent pas, elles sont seulement un autre usage de l’espace. »

« Paris est toujours asphyxiée par la pollution de l’air, car ses rues sont encore trop encombrées par les voitures, commente Sarah Fayolle, de Greenpeace France. A l’image de Copenhague, Amsterdam ou Oslo, qui privilégient la santé de leurs habitants et l’environnement, Paris doit se montrer à la hauteur de ses ambitions et avancer très concrètement vers l’objectif qu’elle s’est fixé d’une ville libérée de la voiture individuelle. » Anne Hidalgo cite souvent Copenhague en modèle. Le chemin est encore long.

Source : Le Monde – Stéphane Mandard – Qualité de l’air : Paris à la traine des capitales européennes

 

Qui a ouvert quoi ? le recensement des données des villes est maintenant ouvert

Plus de 400 jeux de données ouvertes à explorer
Parcourir les données du recensement : frama.link/recensement_communes_explore
Télécharger les données du recensement (format Open Document, licence CC-BY-SA 4.0) : frama.link/recensement_communes_ods

Le recensement des données ouvertes par les municipalités vous permet de connaitre quelle commune a ouvert quel jeu de données sur un échantillon de 16 villes en France. Il n’est pas exhaustif mais il permet d’ores et déjà de découvrir plus de 400 jeux de données ouverts et ouvrables. Ce travail d’exploration révèle les difficultés des réutilisateurs quant à la découvrabilité et à la qualité des données ouvertes. Des données manquent ? Avec DODOdata, nous pouvons vous aider à les ouvrir !

Source : Qui a ouvert quoi ? le recensement des données des villes est maintenant ouvert

Voie sur berge à Paris : rétablissons les faits

Décidée par Anne Hidalgo il y a plus d’un an, la fermeture d’une partie de la voie sur berge de la rive droite parisienne suscite toujours la controverse, entretenue par un rapport officiel récent concluant à l’inefficacité de la mesure. L’auteur de cette tribune, qui a lu le rapport en son entier, explique pourquoi il y voit « un petit chef-d’œuvre de manipulation ».

Source : Voie sur berge à Paris : rétablissons les faits

Navya fait son cinéma pour présenter son robot-taxi

L’entreprise lyonnaise Navya a dévoilé, le 7 novembre 2017, à la Cité du cinéma, son robot-taxi qui serait le premier au monde à être commercialisé fin 2018. Avec le député LREM Bruno Bonnell au conseil de surveillance et la présence de deux ministres au lancement, le constructeur bénéficie du soutien de la Macronie.

Source : Navya fait son cinéma pour présenter son robot-taxi

Access denied: wheelchair metro maps versus everyone elses

From Paris to New York, we’ve matched metro maps against versions that only include fully accessible stations. The results are discouraging – but are any cities doing it right?

Source : Access denied: wheelchair metro maps versus everyone elses | Cities | The Guardian

Le service de covoiturage WayzUp intègre les abonnements transport de huit villes

Le service de covoiturage de proximité WayzUp intègre les pass transport de huit grandes agglomérations. L’objectif ? Inciter les abonnés à covoiturer sur les trajets domicile-travail, et les collectivités à prendre en charge à terme le financement du service.

Source : Le service de covoiturage WayzUp intègre les abonnements transport de huit villes

Les plans de métros remis dans leurs contextes géographiques en animation

Vous êtes-vous déjà demandé à quel point les plans des métros du monde étaient réalistes ?

Sous forme de GIFS, des utilisateurs de la plateforme de partage Reddit se sont amusés à transposer  les plans de métros de certaines grandes villes avec leur réelle place dans la géographie urbaine.

Tout a commencé avec un utilisateur connu sous le pseudo Vinnivinnivinni qui nous épatait avec sa carte du métro berlinois. Google Maps, Wikipedia et la carte officielle du métro lui a permis de créer un gif original.

Une fois aura suffi à lancer la tendance. D’autres internautes ont appliqués ce principe à d’autres grandes métropoles. Désormais, Paris, Londres, New-York ou encore Tokyo ont elles aussi été adaptés à cette nouvelle pratique qui promet de se développer à toujours plus de villes…

Source : Les plans de métros remis dans leurs contextes géographiques en animation

Le quotidien des Franciliens à travers leurs déplacements : une multitude d’agendas

Travail, études, activités et déplacements rythment le quotidien des Franciliens, dont l’organisation de la journée dépend de leur place dans le cycle de vie. Le lieu de résidence influe sur les modes de déplacement, peu sur les durées, à l’exception des étudiants, qui dépendent des transports en commun. Optimiser son temps en enchaînant les déplacements est surtout le lot des femmes actives. Aussi l’expression métro-boulot-dodo n’est plus appropriée pour qualifier la diversité des activités et des agendas journaliers franciliens. […]

Source : Le quotidien des Franciliens à travers leurs déplacements : une multitude d’agendas

Des “taxis volants” bientôt sur la Seine ?

Le cofondateur de SeaBubbles, Alain Thébault, a annoncé que sa start-up allait lever 100 millions d’euros pour industrialiser ses ‘taxis volants’. Quatre engins seront testés sur la Seine au mois de septembre 2017. Paris fait partie des nombreuses villes intéressées par ce nouveau mode de transport 100% électrique.

Source : Des “taxis volants” bientôt sur la Seine ?

Supprimer les feux tricolores dans les villes françaises, attention à la généralisation !

En France, sur la base de retours d’expérience sur Abbeville, Bordeaux, Paris, Philadelphie,…de plus en plus de villes et d’agglomérations sont tentées par la suppression des feux tricolores, outils jugés objectivement (ou subjectivement) :

  • contraignants et, parfois, “non responsabilisants” pour les usagers,
  • coûteux pour les exploitants.

Sans évidemment vouloir remettre en cause ce qui a été réalisé, Transitec tient, par la présente tribune, à rappeler les forces… mais aussi les faiblesses d’un tel outil dans le cadre d’une politique de mobilité urbaine.

Source : Supprimer les feux tricolores dans les villes françaises, attention à la généralisation ! – Transitec

Paris : la RATP teste deux navettes autonomes sur le pont Charles-de-Gaulle

L’expérimentation de deux navettes autonomes EasyMile a débuté sur le pont Charles-de-Gaulle reliant la Gare d’Austerlitz à la Gare de Lyon. D’une durée de trois mois, ce test permettra à la RATP de recueillir l’avis des usagers qui pourront l’emprunter gratuitement.

Source : Paris : la RATP teste deux navettes autonomes sur le pont Charles-de-Gaulle

100 % des habitants proches des transports en commun à Paris… mais pas en banlieue

La capitale française est au premier rang de l’étude d’une ONG sur l’équipement en transports rapides dans 26 grandes métropoles.

Si vous habitez Paris, vous êtes assurés à 100 % d’accéder près de chez vous à un transport en commun : métro, tram, bus disposant d’un couloir de circulation dédié… La capitale française arrive en tête d’un classement réalisé par l’Institute for Transportation and Development Policy (ITDP). Dans un rapport, publié mardi 11 octobre, cet organisme spécialisé dans les transports en commun a recensé dans 26 métropoles mondiales le nombre de personnes habitant à moins d’un kilomètre d’un réseau « efficace », c’est-à-dire rapide, fréquent, avec des arrêts rapprochés.

L’IAU multiplie les visualisations

L’Institut d’aménagement et d’urbanisme sort deux nouvelles interfaces cartographiques… avant de faire le grand ménage.

Voilà déjà plusieurs mois que l’IAU multiplie les visualisations interactives sur son site. Après l’observatoire des intercommunalités qui donnait les chiffres clés d’agencements de communes à la carte, il revient sur le sujet avec le portail des territoires, qui présente une trentaine de nouveaux territoires intercommunaux. L’IAU a choisi d’utiliser une Storymap d’Esri (de type journal) pour présenter chaque territoire et proposer des liens sur les autres ressources du site qui le concerne (fiches communales, wikimap projets…). En mars, c’était également une double fenêtre qui était proposée pour l’Equipomètre qui détaille le niveau d’équipement des communes en comparaison avec la région, d’autres communes voisines ou de même type socio-démographique, ou encore avec des regroupements personnalisés. Ici, la carte est complétée par un graphique en oursin qui donne un « profil » synthétique selon les types d’équipement.

Cette nouvelle approche qui associe carte et récits, graphiques, photos… devrait se développer dans les prochains mois. En effet, l’IAU fait actuellement développer par Esri, son fournisseur SIG depuis des années, des outils qui lui permettront ainsi de renouveler l’interface d’accès à ces différents VisIAU, qui commencent à dater. La diffusion des données en open data devrait également se développer, en partenariat avec la région.

Source : L’IAU multiplie les visualisations : DécryptaGéo, l’information géographique