Le tramway sans câble est-il l’avenir ?

Rien n’est moins sûr mais il n’empêche qu’Alstom a mis au point un tramway sans caténaire, qui se recharge par le sol en station. Installé tout récemment à Nice, il économiserait le quart de l’énergie dépensée par un tramway classique.

La réponse à la question n’est pas si évidente qu’elle pourrait paraître. Lorsque nous avons demandé à François Giraud, directeur marketing et portefeuille produit tramway chez Alstom, il nous a appris que, en effet, un certain nombre de villes tenaient aux caténaires de leur tramway. Parce qu’avec le temps, elles s’étaient fondues dans le décor et faisaient désormais partie intégrante du paysage urbain local.

Ces villes au tramway historique et donc existant intéressent Alstom, certes, mais l’actualité penche vers une solution que l’entreprise a mise au point et qui, elle, se passe de mâts et de câbles. Celle qui séduit, en France et ailleurs, les villes qui ont décidé d’ajouter le « tram » à leur offre de mobilité urbaine.

Cette solution s’appelle Citadis XO5. Un tramway qui s’affranchit de toute caténaire dans la mesure où il se recharge par le sol, grâce au système SRS (pour « système de recharge statique par le sol »). L’énergie est ainsi stockée dans la rame, permettant de charger le tramway lors de son passage en station. Durée de la charge : vingt secondes. Soit, en gros, le temps nécessaire à la descente et à la montée des passagers.

« Cela nous permet d’embarquer une grande réserve d’énergie », précise François Giraud. A Nice, où le XO5 a été inauguré fin juin (sept kilomètres de trajet sur onze au total), il embarquer ainsi plus de 13KW. A noter que près du tiers de l’énergie nécessaire au fonctionnement de ce tramway nouvelle génération sera produit lors de ses phases de freinage. Un système qui pourrait, d’ailleurs, très bien fonctionner pour un bus électrique, relève son concepteur.

Du côté d’Alstom, on insiste sur les avantages techniques d’une telle innovation. Bien au-delà de questions d’esthétique urbaine ou d’accessibilité (passage sous un pont, accès pour les pompiers…). Elle porterait ainsi la durée de vie du matériel à quinze années environ, « l’un des meilleurs standards du marché », explique François Giraud.

L’argument économique n’est pas loin : « Citadis XO5 économise 25% de l’énergie nécessaire au fonctionnement d’un tramway de la génération précédente, car nous avons travaillé, notamment, sur le type de motorisation qui l’équipe, un moteur à élément permanent, avec un meilleur niveau de rendement, qui va permettre une économie d’énergie importante, associé à l’amélioration des ‘auxiliaires’ -la gestion de l’air conditionné ou l’éclairage par des Led, par exemple-. »

A la clé, également, une réduction de 11% des coûts de maintenance du matériel. Là aussi, un gros plus pour les clients dont l’investissement se révèle lourd.

Produit en divers sites Alstom en France, le Citadis XO5 est en phase de production en série. Soixante exemplaires sont ainsi fabriqués en ce moment dans les ateliers du groupe. Direction l’Australie et Sydney. A Taïwan, à Kaohsiung, quinze XO5 vont bientôt traverser la ville. D’autres projets sont aussi dans les tuyaux, comme à Barcelone. Plus proche, c’est à Caen, dès 2019, que le système va voir le jour (23 tramways commandés).

Le tramway sans caténaire, « c’est probablement le sens de l’histoire », selon François Giraud. Une histoire débutée à Dubaï fin 2014, sur un parcours de onze kilomètres, et qui devrait se poursuivre encore un long moment.

Source : Le tramway sans câble est-il l’avenir ?

La pose d’un “californien”

Vidéo explicative d’un californien tramway.

Provisoire et démontable, cet aiguillage a été installé sur T2 et T5 afin de permettre aux tramways d’effectuer des demi-tours en cas de service partiel.

Il a été posé dans la nuit du 27 au 28 avril, 100 mètres après la station Essarts-Iris, en direction du centre-ville de Lyon.

Grâce à cet équipement ferroviaire, le tramway passe de la voie de droite à celle de gauche, le conducteur descend, change de cabine de pilotage et repart dans l’autre sens.

Source : La pose d’un “californien” | Mobiles

Le tramway parfumé arrive à Montpellier et c’est une première mondiale !

Un parfum qui vous transporte… Montpellier devrait être la première ville au monde à offrir à ses usagers des tramways parfumés, qui plus est avec des fragrances différenciées selon la ligne empruntée. Mardi, le projet pilote porté par la start-up Arthur Dupuy, spécialisée dans la signature olfactive, est entré dans une phase active avec le lancement du premier jus, “Air”, à découvrir dans la rame rose de la French Tech, sur la ligne 1.

Un concept en vogue actuellement, qui voit nombre de salles de cinéma ou spectacle, d’hôtels ou restaurants user (abuser ?) d’effluves apaisants ou dynamisants. “Dans le monde hyper visuel et submergé d’images dans lequel nous vivons, le marketing sensoriel permet de se différencier”, lance Arthur Dupuy, cofondateur il y a trois ans de l’entreprise montpelliéraine avec le Dr Isabelle Parrot, enseignant-chercheur en chimie des parfums et arômes à l’Université de Montpellier.

Les partenaires

La start-up a bénéficié des services du Bic, l’incubateur de la Métropole, et travaille avec l’IBMM (Institut de biomolécules Max-Mousseron), sous la tutelle du CNRS, de l’UM et de l’école nationale de chimie, entre autres prestigieux partenaires.

Innovation technique

“On n’a rien inventé, c’est la fameuse histoire de la madeleine de Proust, reprend le jeune homme. Mais, plutôt que se borner à puiser dans des catalogues existants – par exemple, en ce moment, c’est la grande mode de la figue (sèche, fraîche, laiteuse…) qu’on peut trouver dans les rues de Londres -, nous, on crée du parfum sur-mesure. On ne fabrique pas une madeleine mais LA madeleine du client.”

La start-up a ainsi concocté quatre sillages personnalisés sur la thématique des quatre éléments. Surtout, elle a résolu un épineux problème technique. “On est  d’abord parti sur une technologie électronique avec diffusion par  compression d’air dans les gaines de ventilation : ça a été un échec total.” Délaissant la forme liquide, trop dangereuse en cas de fuite, l’alcool aussi, trop inflammable, “on a réussi à solidifier le parfum sous la forme d’un sucre”, qui sera disposé dans les gaines et non accessible au public.

Pérennisation du projet

L’essai grandeur nature, mené en collaboration avec une fédération d’aveugles, devrait permettre de tester la résistance dans le temps de ces sucres, la persistance du parfum et son évanescence. Surtout, il comporte un volet neurosciences afin de mesurer les impacts du dispositif sur les voyageurs : amélioration du bien-être, baisse des comportements agressifs, etc.

La seule inconnue est la pérennisation du projet, suspendue au résultat de la délégation de service public des transports en commun, “qui devrait intervenir avant l’été”, selon la Métropole. Le lauréat sera-til prêt à débourser un peu plus de 3 € par jour et par rame, soit plus de 101 300 €/an ? Qu’à cela ne tienne, Arthur Dupuy semble sur la bonne voie, avec de nombreuses sollicitations, notamment de villes du Moyen-Orient, comme Dubaï, qui veulent leur signature-logo. Ça sent bon tout ça.

Une déclinaison des quatre éléments

Les quatre signatures affichent de singulières personnalités. Air, pour la ligne 1, c’est L’Eau de Montpellier (!), entre terre et mer. “Un vol d’hirondelles chargé de résines odorantes de la garrigue laissant place à une brume marine.” Terre (ligne 2), s’inspire “d’un humus vert et floral et des notes chaudes et amères de la réglisse”.

Eau (ligne 3) suscite des avis très contrastés : on aime ou on déteste ce parfum au sillage marin, entre mer et étangs, avec ozone et citron. Feu (ligne 4) est un accord pamplemousse-bergamote avec des notes d’encens “entre ombres et lumière”. Tous sont composés de matières naturelles et synthétiques pour respecter la réglementation, notamment sur les allergènes.

Source : Le tramway parfumé arrive à Montpellier et c’est une première mondiale !

Le BHNS, nouvelle coqueluche des transports publics urbains ?

Trente et une lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) ou de prolongements de lignes ont été créées dans 23 agglomérations, en seulement dix ans. Moins cher que le tram, de moindre capacité aussi, il lui sert aussi de complément. Le BHNS n’est pas pour autant l’apanage des grandes collectivités. Retour sur cette success story.

Source : Le BHNS, nouvelle coqueluche des transports publics urbains ?

Voir aussi l’étude réalisée par TTK et Trans-Missions pour la Fnaut, qui s’appuie sur les chiffres transmis par les agglomérations, a analysé les cas de six lignes de BHNS (T-Zen 1 et TVM en Île-de-France, Metz, Nantes, Rouen et Strasbourg) et trois tramways (Besançon, Lyon et Tours) afin d’aider les élus à prendre la bonne décision.

Freight tram trial delivers for retailer

A French project to develop a concept for freight operations on light rail networks reached a milestone on the morning of June 13, when a tram was used to deliver merchandise to a retailer in St Etienne.

The trial delivery to the Casino store in Place Carnot was organised as part of the TramFret project, an initiative led by research and development institute Efficacity, which is being supported by St Etienne public transport operator Stas.

Special authorisation was granted for the trial by STRMTG, the national agency responsible for tramway safety.

TramFret says the trial will enable it to optimise the system, begin industrial development of the concept, and study its sustainability.

If the first phase of the trial is successful further testing will be carried out in St Etienne in the coming weeks.

 

Source : Freight tram trial delivers for retailer

STRMTG – Publication Guide Fonction de veille des tramways – Gart

Le guide « Fonction de veille des tramways » a été concerté lors d’une réunion rassemblant exploitants, AOT et constructeurs.

Les préconisations définies dans le présent guide s’appliquent à tout nouveau matériel roulant de tramway sur fer ou pneus ainsi qu’aux tram-trains dès lors qu’ils sont amenés à circuler dans un environnement urbain au même titre qu’un tramway.

L’attention du conducteur d’un tramway est fortement sollicitée en environnement urbain, ce qui peut entraîner une surcharge cognitive conduisant à l’oubli d’activation du dispositif de veille. Ces freinages d’urgence conduisent à un certain nombre de chutes de voyageurs dans la rame alors qu’aucun danger imminent n’est avéré.

Ce guide regroupe les exigences de conception du système de veille, et préconise des valeurs de temporisation et des performances de freinage permettant de limiter la gravité des conséquences d’un freinage issu de l’absence d’activation du dispositif de veille.

Source : STRMTG – Publication Guide Fonction de veille des tramways – Gart

Les effets du tramway sur la fréquentation du transport public. Un bilan des agglomérations françaises de province

Cet article propose d’actualiser un bilan réalisé en 2006 des effets de la réintroduction du tramway sur la fréquentation du transport public dans les agglomérations françaises de province. Sa démarche se légitime par la multiplication des mises en service, permettant de doubler le panel, et par l’ouverture d’un débat sur les effets réels du tramway, mis en question par des approches empiriques et socio-psychologiques. L’analyse se construit à partir de la fréquentation du transport public publiée annuellement dans les annuaires statistiques du CERTU1. Se fondant sur les mises en service de tramway entre 1985 et 2007, elle s’interroge à la fois sur ses effets sur la fréquentation du transport collectif, et sur celle de leur évolution diachronique au cours des deux décennies étudiées. Les résultats confirment que l’introduction du tramway a un effet fort sur la fréquentation, quoiqu’elle soit légèrement sensible aux aléas conjoncturels. Néanmoins, ses effets semblent minimes en termes de report modal depuis l’automobile, tandis que deux points méritent d’être approfondis pour une meilleure compréhension : le rôle dans ce succès de la refonte du réseau de transport, et les motivations socio-psychologiques à l’origine du choix modal du tramway.

Source : Vincent Gagnière, « Les effets du tramway sur la fréquentation du transport public. Un bilan des agglomérations françaises de province », Revue Géographique de l’Est [En ligne], vol. 52 / 1-2 | 2012, mis en ligne le 16 octobre 2012, consulté le 16 août 2016. URL :

Voir également : A Dijon, le tramway accélère le trafic voyageurs et le nombre d’abonnés

Le grand retour du tram à Lausanne

Le Conseil d’Etat vaudois demande 287 millions de francs au Grand Conseil en vue de la réalisation d’un tram reliant différents quartiers. L’Ouest lausannois est en effet le théâtre d’un développement démographique presque aussi important que sa capitale.

Source : Le grand retour du tram à Lausanne – Le Temps

Et aussi : Suisse : un tramway pour Lausanne – Construction Cayola

Le tramway T6 se distingue par son mobilier urbain

Mise en service en décembre 2014 entre Vélizy-Villacoublay et Châtillon-Montrouge, la ligne de tramway T6 n’aura pas attendu longtemps avant de se distinguer. Elle vient en effet de recevoir une « Etoile de l’Observeur 2016 » pour le mobilier de ses stations.

Source : Le tramway T6 se distingue par son mobilier urbain

Le tramway de Washington opéré par RATP Dev est en service

Retardée à plusieurs reprises, la première ligne de tram de Washington DC depuis plus de cinquante ans, a été officiellement inaugurée le 27 février 2016. Cette ligne de 3,3 kilomètres est opérée par RATP Dev.

3,3 km pour 183M€, soit près de 55M€/km…

Source : Le tramway de Washington opéré par RATP Dev est en service

Des tramways de livraison en ville

A la recherche de nouvelles solutions pour permettre des livraisons sans polluer, plusieurs villes françaises réfléchissent à l’utilisation du tramway. Cela permettrait tout à la fois d’assurer des livraisons rapides et régulières, de rentabiliser un réseau ferré qui coûte cher, de recycler de vieux matériels et de créer de l’emploi.

Source : Des tramways de livraison en ville – RFI

Egis maître d’œuvre de l’aménagement urbain du tramway T1 entre Asnières et Colombes

Egis est en charge de la maîtrise d’œuvre (hors systèmes) du prolongement du T1 vers l’ouest, en association avec l’agence Gautier + Conquet architectes et paysagistes, responsable de la conception urbaine et paysagère. Atelier Villes & Paysages (groupe Egis) apporte également son appui à l’agence Gautier + Conquet sur la maîtrise d’œuvre des plantations et espaces verts.

Source : Egis maître d’oeuvre de l’aménagement urbain du tramway T1 entre Asnières et Colombes – Transport et infrastructures

La voiture prend trop de place !

On y est tellement habitué qu’on ne s’en rend plus compte. Mais les voitures occupent une place énorme dans les villes. C’est ce que montre le montage étonnant réalisé par l’agence d’urbanisme états-unienne International Sustainable Solutions.

Source : reporterre.net

Et image grand format.

Le TramFret bientôt sur les rails à Saint-Étienne

Efficacity, Institut de recherche et de développement pour la Transition Energétique de la Ville, a relancé en 2014 le projet TramFret, transport de marchandises par tramway. Ce concept devrait être expérimenté en 2016 à Saint-Étienne. Explications avec Joël Danard et Kevin Janin, chercheurs.

Source : wk-transport-logistique.fr

Lyon : le tramway arrive au Grand Stade

Pour desservir le Parc olympique lyonnais qui abrite le nouveau Grand Stade, le Sytral a réalisé un débranchement de 600 mètres du tramway T3. Chaque soir de match, plus de la moitié des spectateurs devraient s’y rendre en transport public. Ces services, dont le coût d’exploitation est estimé à 110 000 euros, seront pris en charge par OL Groupe.

Source : Lyon : le tramway arrive au Grand Stade