Voici les 16 expérimentations qui visent à faire de la France un moteur en matière de véhicules autonomes

L’Etat a annoncé le 24 avril 2019 accorder sa confiance à 2 consortiums réalisant 16 expérimentations de véhicules autonomes dans l’Hexagone. Objectif : tester différentes technologies dans des environnements variés (en zones urbaine et rurales) tout en contribuant à favoriser l’acceptation de ces véhicules autonomes auprès des citoyens. Keolis, Transdev, la RATP, Renault, PSA, Valeo mais aussi des collectivités territoriales contribuent à l’essor de cette technologie. Présentation.

Voici les 16 expérimentations qui visent à faire de la France un moteur en matière de véhicules autonomes
Voici les 16 expérimentations qui visent à faire de la France un moteur en matière de véhicules autonomes © Twitter @Min_Ecologie

“Le véhicule autonome va très concrètement pouvoir entrer dans le quotidien des citoyens”, clame Elisabeth Borne. La ministre chargée des Transports a dévoilé mercredi 24 avril 2019 les 16 expérimentations de véhicules autonomes, menées par 2 consortiums, auxquelles l’Etat accorde sa confiance et une enveloppe de 42 millions d’euros. Une somme complétée par les acteurs du consortium à hauteur de 78 millions d’euros.

Ces annonces font suite à la présentation par le gouvernement en mai 2018 de sa stratégie nationale pour le développement des véhicules autonomes et à l’ouverture d’un appel à projets pour des expérimentations de grande échelle. Le but est de faire de la France “un moteur en matière d’expérimentations sur le véhicule autonome“, assure la ministre en charge des Transports.

Deux consortiums pour favoriser les échanges

Pourquoi 16 expérimentations ? L’objectif est “d’avoir un nombre limité de projets ayant une taille suffisante afin de créer et d’exploiter un maximum les synergies entre les cas d’usage pour mutualiser les connaissances”, explique Elisabeth Borne. D’où la formation de deux consortiums favorisant l’échange entre les acteurs.

Ces consortiums regroupent des acteurs traditionnels de l’industrie automobile, des nouveaux acteurs comme les constructeurs de navettes autonomes, des acteurs du transport collectif et des collectivités territoriales. A charge pour ces derniers d’échanger et partager entre eux les informations qu’ils vont recueillir sur les questions de sécurité, d’acceptabilité ou encore d’insertion de ces solutions avec les modes de transport locaux.

Quelles sont les 16 expérimentations ?

Territoires ruraux et urbains, service de transport à la demande, complément des transports en commun… Ces expérimentations répondent à des usages divers et variés afin de permettre aux acteurs de trouver un business model à l’utilisation coûteuse de véhicules autonomes et de favoriser leur acceptation auprès de tous les publics. Le consortium SAM (Sécurité et acceptabilité de la conduite et de la mobilité autonome) regroupe 13 expérimentations, tandis que le consortium ENA (Expérimentations de navettes autonomes) en regroupe 3.

Les expérimentations SAM :

  • PSA et Renault veulent parcourir 15 000 kilomètres sur des routes à chaussées séparées en Ile-de-France afin de réaliser des tests de roulages massifs de validation de sécurité.
  • Valeo va mettre en place un système de valet de parking automatisé dans un parking souterrain Indigo situé à Paris. 12 à 15 véhicules électriques en auto-partage seront concernés par cette expérimentation.
  • A l’aide de deux navettes autonomes, PSA veut transporter jusqu’à 300 voyageurs par heure en heure de pointe sur un trajet de 7,2 km situé sur une emprise ferroviaire péri-urbaine désaffectée aux alentours de Carquefou, près de Nantes (Loire Atlantique).
  • La RATP va opérer deux navettes autonomes et 4 véhicules particuliers autonomes circulant sur un total de 14 km de voirie à Paris Rive Gauche.
  • La RATP veut étendre son projet mené au Bois de Vincennes en faisant circuler 3 navettes EasyMile et 2 navettes Navya en prolongement d’une ligne de bus.
  • La RATP va expérimenter trois navettes autonomes EasyMile dans la zone rurale reliant la gare RER de Saint-Rémy-Lès-Chevreuse à un parking distant de 4,3 km.
  • Transdev et Renault vont mener leur projet reliant la gare RER de Massy au plateau de Saclay. Le premier service est une desserte de nuit à l’aide d’une navette autonome. Le deuxième service est un rabattement à la demande en navette autonome. Le troisième est un service type VTC avec 4 véhicules particuliers Renault.
  • Transdev et Renault vont poursuivre leur projet à Rouen comportant trois services différents. Le premier est un complément par 6 navettes autonomes à une ligne de bus existante. Le deuxième est la substitution par ces mêmes navettes à une autre ligne de bus. Le troisième est la desserte à la demande du centre-ville par 4 véhicules particuliers Renault.
  • A Vichy, Transdev va faire circuler une navette EasyMile sur un trajet de 1,2 km fermé à la circulation mais ouvert aux piétons et modes doux.
  • Keolis veut approfondir son expérimentation menée sur le campus de l’Université de Rennes 1. Deux navettes Navya, auxquelles s’ajouteront deux navettes provenant d’un autre constructeur, vont circuler sur un trajet de 2,6 km puis 6,2 km.
  • A Clermont-Ferrand, Keolis va opérer trois navettes EasyMile sur un trajet de 2,8 km.
  • Des navettes EasyMile vont relier l’oncopole de Toulouse à son parking.
  • Comme un Franprix parisien, Montpellier va tester des droïdes Twinswheel pour livrer soit des produits locaux vers les commerces et restaurants du centre-ville soit des colis hubs logistiques et commerçants.

Les expérimentations ENA :

  • La communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis va opérer deux navettes autonomes sur une distance de 1 km.
  • Nantes Métropole va opérer 3 ou 4 navettes autonomes  à partir du terminus de la logne de tramway T3 sur une distance de 2,4 km.
  • La Communauté de communes Cœur de Brenne (Centre-Val de Loire) va proposer à des personnes âgées ou non véhiculées de monter à bord de l’une des 2 navettes autonomes circulant de manière régulière sur une boucle de 22,3 km.

Source : Voici les 16 expérimentations qui visent à faire de la France un moteur en matière de véhicules autonomes

Qui a ouvert quoi ? le recensement des données des villes est maintenant ouvert

Plus de 400 jeux de données ouvertes à explorer
Parcourir les données du recensement : frama.link/recensement_communes_explore
Télécharger les données du recensement (format Open Document, licence CC-BY-SA 4.0) : frama.link/recensement_communes_ods

Le recensement des données ouvertes par les municipalités vous permet de connaitre quelle commune a ouvert quel jeu de données sur un échantillon de 16 villes en France. Il n’est pas exhaustif mais il permet d’ores et déjà de découvrir plus de 400 jeux de données ouverts et ouvrables. Ce travail d’exploration révèle les difficultés des réutilisateurs quant à la découvrabilité et à la qualité des données ouvertes. Des données manquent ? Avec DODOdata, nous pouvons vous aider à les ouvrir !

Source : Qui a ouvert quoi ? le recensement des données des villes est maintenant ouvert

Le tramway parfumé arrive à Montpellier et c’est une première mondiale !

Un parfum qui vous transporte… Montpellier devrait être la première ville au monde à offrir à ses usagers des tramways parfumés, qui plus est avec des fragrances différenciées selon la ligne empruntée. Mardi, le projet pilote porté par la start-up Arthur Dupuy, spécialisée dans la signature olfactive, est entré dans une phase active avec le lancement du premier jus, “Air”, à découvrir dans la rame rose de la French Tech, sur la ligne 1.

Un concept en vogue actuellement, qui voit nombre de salles de cinéma ou spectacle, d’hôtels ou restaurants user (abuser ?) d’effluves apaisants ou dynamisants. “Dans le monde hyper visuel et submergé d’images dans lequel nous vivons, le marketing sensoriel permet de se différencier”, lance Arthur Dupuy, cofondateur il y a trois ans de l’entreprise montpelliéraine avec le Dr Isabelle Parrot, enseignant-chercheur en chimie des parfums et arômes à l’Université de Montpellier.

Les partenaires

La start-up a bénéficié des services du Bic, l’incubateur de la Métropole, et travaille avec l’IBMM (Institut de biomolécules Max-Mousseron), sous la tutelle du CNRS, de l’UM et de l’école nationale de chimie, entre autres prestigieux partenaires.

Innovation technique

“On n’a rien inventé, c’est la fameuse histoire de la madeleine de Proust, reprend le jeune homme. Mais, plutôt que se borner à puiser dans des catalogues existants – par exemple, en ce moment, c’est la grande mode de la figue (sèche, fraîche, laiteuse…) qu’on peut trouver dans les rues de Londres -, nous, on crée du parfum sur-mesure. On ne fabrique pas une madeleine mais LA madeleine du client.”

La start-up a ainsi concocté quatre sillages personnalisés sur la thématique des quatre éléments. Surtout, elle a résolu un épineux problème technique. “On est  d’abord parti sur une technologie électronique avec diffusion par  compression d’air dans les gaines de ventilation : ça a été un échec total.” Délaissant la forme liquide, trop dangereuse en cas de fuite, l’alcool aussi, trop inflammable, “on a réussi à solidifier le parfum sous la forme d’un sucre”, qui sera disposé dans les gaines et non accessible au public.

Pérennisation du projet

L’essai grandeur nature, mené en collaboration avec une fédération d’aveugles, devrait permettre de tester la résistance dans le temps de ces sucres, la persistance du parfum et son évanescence. Surtout, il comporte un volet neurosciences afin de mesurer les impacts du dispositif sur les voyageurs : amélioration du bien-être, baisse des comportements agressifs, etc.

La seule inconnue est la pérennisation du projet, suspendue au résultat de la délégation de service public des transports en commun, “qui devrait intervenir avant l’été”, selon la Métropole. Le lauréat sera-til prêt à débourser un peu plus de 3 € par jour et par rame, soit plus de 101 300 €/an ? Qu’à cela ne tienne, Arthur Dupuy semble sur la bonne voie, avec de nombreuses sollicitations, notamment de villes du Moyen-Orient, comme Dubaï, qui veulent leur signature-logo. Ça sent bon tout ça.

Une déclinaison des quatre éléments

Les quatre signatures affichent de singulières personnalités. Air, pour la ligne 1, c’est L’Eau de Montpellier (!), entre terre et mer. “Un vol d’hirondelles chargé de résines odorantes de la garrigue laissant place à une brume marine.” Terre (ligne 2), s’inspire “d’un humus vert et floral et des notes chaudes et amères de la réglisse”.

Eau (ligne 3) suscite des avis très contrastés : on aime ou on déteste ce parfum au sillage marin, entre mer et étangs, avec ozone et citron. Feu (ligne 4) est un accord pamplemousse-bergamote avec des notes d’encens “entre ombres et lumière”. Tous sont composés de matières naturelles et synthétiques pour respecter la réglementation, notamment sur les allergènes.

Source : Le tramway parfumé arrive à Montpellier et c’est une première mondiale !

Wifi gratuit en test sur la ligne 3 du tramway à Montpellier

La métropole de Montpellier et l’opérateur mobile Orange expérimentent pendant 6 mois le Wifi embarqué dans une rame de la ligne 3 du tramway montpelliérain. La connexion au réseau est gratuite.

Source : Wifi gratuit en test sur la ligne 3 du tramway à Montpellier – France 3 Languedoc-Roussillon