Qualité de service dans les transports collectifs urbains – Quelle prise en compte dans les contrats ?

La qualité de service dans les transports publics urbains est un sujet qui suscite de nombreuses attentes.
Les autorités organisatrices de mobilité et les exploitants ont bien conscience de l’importance de la qualité de service pour les usagers et développent des démarches ambitieuses, notamment dans le cadre de leurs conventions d’exploitation.
Après un rappel des enjeux et des contextes normatifs et réglementaires, cet ouvrage propose un panorama des engagements sur la qualité de service contenus dans les conventions d’exploitations actuelles et identifie les limites, enjeux et questionnements lors de la mise en œuvre de ces engagements. L’analyse se base sur l’étude de 32 contrats complétée par des entretiens réalisés auprès de différents acteurs de réseaux variés.
Cet ouvrage s’adresse aux acteurs concernés par la question de la qualité de service, au premier lieu desquels les autorités organisatrices de mobilité. Il pourra également intéresser les bureaux d’études intervenant en tant qu’assistance à maîtrise d’ouvrage, les usagers et leurs représentants, les représentants du personnel d’exploitation ainsi que tous les acteurs publics ou privés intéressés par la mobilité.

 

Source : Qualité de service dans les transports collectifs urbains – Quelle prise en compte dans les contrats ? Catalogue du CEREMA, Centre d’Etudes et d’expertise sur les Risques, l’Environnement, la Mobilité et l’Aménagement.

Le schéma directeur d’accessibilité des transports SDA – Agenda d’accessibilité programmée ADAP : Guide méthodologique d’élaboration – CEREMA

La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées pose deux grands principes qui sont la prise en compte de l’ensemble des personnes à mobilité réduite (PMR) et la continuité de la chaîne de déplacement (cadre bâti, voirie et espace public, transport).
Le transport constitue l’un des maillons essentiels de la chaîne de déplacement et a fait l’objet d’une attention particulière dans le cadre de la loi du 11 février 2005 avec l’obligation de planifier (au travers des schémas directeurs d’accessibilité – SDA) et d’assurer la mise en accessibilité de la totalité des services de transport dans un délai de dix ans.
Malgré les efforts déployés par les acteurs du transport et notamment les autorités organisatrices, les objectifs fixés par la loi n’ont pas pu être atteints avant le 13 février 2015. Aussi, la loi du 11 février 2005 a été modifiée par l’ordonnance du 26 septembre 2014 qui donne la possibilité aux AOT de poursuivre la mise en accessibilité de leurs réseaux en toute légalité en élaborant un schéma directeur d’accessibilité – agenda d’accessibilité programmée à déposer avant le 27 septembre 2015.
Le présent guide méthodologique est un support à l’attention des chargés de mission accessibilité au sein des autorités organisatrices du transport. Dans un premier temps, il rappelle le contexte réglementaire et s’attache à décrypter les nouveaux textes de loi (ordonnance et décrets) permettant au lecteur de mieux les appréhender ; dans un second temps, il décrit la démarche de SDA-Ad’AP étape par étape et l’illustre au travers d’exemples tirés d’entretiens menés avec des AOT.

 

Lien vers catalogue du CEREMA, Centre d’Etudes et d’expertise sur les Risques, l’Environnement, la Mobilité et l’Aménagement.

Le Gart a décortiqué l’intermodalité vélo-transports collectifs

A travers des exemples de plusieurs agglomérations et régions, le Groupement des autorités responsables de transport (Gart) recense les bonnes pratiques en matière d’intermodalité vélos-transports collectifs. Dans son étude, l’association d’élus insiste notamment sur les relations entre les acteurs institutionnels, parties prenantes du déploiement de ces actions.

Source : Le Gart a décortiqué l’intermodalité vélo-transports collectifs

Voir également : site du GART pour l’étude : les pratiques d’intermodalité vélo-transports collectifs

Et les Cahiers du GART n°12 : Le vélo au service de l’intermodalité (pdf)

Mai 2015. Le développement du vélo participe à la mise en oeuvre de politiques de mobilité durable efficaces visant à améliorer la qualité de l’air et à lutter contre le changement climatique.Il permet également de rééquilibrer le partage de la voirie au profit des modes non motorisés, de développer des solutions de mobilité à un coût soutenable, de satisfaire au principe du « droit à la mobilité » et, enfin, d’améliorer la santé publique.C’est dans une chaîne multimodale de déplacements que le potentiel du vélo est le plus important. C’est la raison pour laquelle les collectivités instituent de plus en plus fréquemment des politiques qui encouragent les pratiques intermodales, associant le vélo et les transports collectifs : voirie cyclable et services vélos connectés avec l’offre de transports, stationnements vélos sécurisés aux abords des stations de transports collectifs,information multimodale, support billettique commun, tarification combinée, embarquement des vélos, etc.Par ailleurs, la loi du 27 janvier 2014 de Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (MAPTAM) a consacré le passage d’une approche transports à une approche mobilités en transformant les Autorités organisatrices de transports urbains (AOTU) en Autorités organisatrices de la mobilité (AOM). Désormais, l’AOM a en charge l’organisation d’une alternative globale à l’autosolisme, qui comprend la gestion des transports collectifs, mais aussi le développement de tous les autres modes et usages alternatifs.Il est de son ressort de les rendre complémentaires et de les interconnecter au mieux pour renforcer leur efficacité. De plus, cette loi a institué les Schémas régionaux de l’intermodalité (SRI), qui devront prendre en compte le vélo comme composante à part entière de l’offre de mobilité développée par les collectivités locales.C’est dans ce contexte que le GART a décidé de mener une étude sur le déploiement de l’intermodalité vélo-transports collectifs, dont ce numéro des Cahiers livre de larges extraits. Ce travail vise à analyser les actions mises en oeuvre par les collectivités pour mieux lier l’usage du vélo et des transports collectifs, et à identifier les facteurs jouant en faveur de ces actions, ou leur faisant obstacle.

When Are Bus Lanes Warranted? Considering Economic Efficiency, Social Equity and Strategic Planning Goals

This report describes a framework for determining when bus lanes are warranted. Bus lanes increase urban transport system efficiency and equity by favoring higher value trips and more space-efficient modes over lower-value trips and space-intensive modes. Bus lanes can carry more passengers than general traffic lanes, and so increase total capacity (people per traffic lane), increase transit system operating efficiency, directly benefit bus passengers, cause travelers to shift from automobile to transit which reduces various transportation problems, and support more transit-oriented development. This paper examines how these impacts are considered in conventional planning, describes examples of bus lane planning and evaluation, and discusses ways to optimize their implementation. This analysis suggests that bus lanes are generally warranted where, after all economically justified pro-transit policies are implemented, they would attract more than 800 peak-hour passengers (about 20 buses) on surface streets or 1,800 peak-hour passengers (about 40 buses) on grade-separated highways, since they carry more passengers than a general traffic lane, and so save total travel time. Bus lanes are often justified with even lower ridership levels, due to the additional indirect benefits provided by reduced urban-peak automobile travel. Comprehensive evaluation can justify extensive bus lane networks in most cities, particularly rapidly-growing cities in developing countries.

Via :  Victoria Transport Policy Institute

For an application of this analysis see, “The Case For Bus-Only Lanes on Georgia Street: An Observational Study” (http://bit.ly/1NlTHxI )

La France et ses territoires

L’édition 2015 de La France et ses territoires brosse un portrait complet du territoire national, vu par la statistique publique. L’analyse couvre les grands thèmes suivis par l’INSEE (population, emploi…) et montre que le nouveau découpage en treize régions a tendance à gommer les anciennes différences. Ainsi, le PIB par habitant s’homogénéise et la démographie est mieux répartie. Mais ce « lissage » ne doit pas faire oublier les différences entre les espaces à forte, moyenne, faible et très faible densité. L’utilisation d’une maille kilométrique pour représenter les populations (comme l’illustre la figure ci-dessous) permet de faire ressortir cette hiérarchie. Il ne doit pas non plus masquer le contraste qui se creuse entre une France du Sud qui concentre les emplois les plus qualifiés et une France du Nord plus agricole, ouvrière et industrielle. La publication est aussi l’occasion de comparer les villes françaises à quelques villes européennes. Bonne nouvelle : nos villes sont plutôt sûres, jeunes, et nous disposons de 42 m2 habitables par personne, alors que la moyenne européenne est à 36 m2.

Beaucoup d’indicateurs statistiques, bien que peu/pas sur la mobilité et les transports.

Source : DécryptaGéo

Au Japon, tous fans de train !

Au Japon, les usagers du train sont de véritables fans. Le rail fait partie intégrante de la culture nippone…au point d’être devenu un objet de collections !

Quelques liens pertinents dans l’article.

Via mobilite-durable.org

It’s amazing how many more commuters would drive less if they didn’t get free parking

The lure of the space overwhelms almost all other commuter benefits.

Via : citylab.com et paristechreview.com

Le pair, le réseau, le blockchain et le désir mimétique

Blablacar publiait récemment une étude montrant que le covoiturage conduit à des pratiques de conduite moins accidentogène qu’en étant seul dans sa voiture. Ce constat est vrai dans de nombreux domaines : par exemple, l’alimentation diffère entre les personnes qui mangent seules et celles qui mangent en groupe. L’autosurveillance de soi est modifié sous le regard des autres. En conséquence, la mise en réseau, favorisant la rencontre, comme le partage de biens et de services créent les conditions favorables à des changements de comportement individuel. Ce triptyque – Soi, objet désiré, médiateur – n’est pas nouveau, c’est la thèse centrale de René Girard sur le désir mimétique comme socle de nos sociétés.

Source : Le pair, le réseau, le blockchain et le désir mimétique

Et voir l’étude (bien que commandité par Blablacar).

Faut-il vraiment pédaler pour la planète ?

La Fédération européenne des cyclistes a calculé en 2011 que si tous les Européens pédalaient autant que les Danois, l’Union européenne parviendrait à réduire ses émissions de 12 % à 26 % en 2050.

Source : LeMonde.fr : Faut-il vraiment pédaler pour la planète ?

Que ce passe-t-il quand un quartier décide de bannir la voiture pendant un mois ?

Il y a 2 ans, un quartier de Suwon, une grande ville de Corée du Sud, s’est lancé dans une expérience sans voiture d’un mois, rapporte FastCoExist. L’initiative – baptisée le festival de l’écomobilité – lancée par Konrad Otto-Zimmermann, directeur créatif du cabinet l’idée urbaine, permet aux citoyens de mieux envisager ce que serait leur ville sans voiture, en le vivant concrètement.

Le processus de production de l’événement a pris lui-même 2 ans. En septembre 2013, 1500 voitures ont été déplacées et garées en dehors du quartier. 400 vélo ont été livrés et des navettes très régulières ont été mises en place pour aider les gens à rejoindre les parkings. Le quartier a été transformé avec des sièges et des bancs, les bars et restaurants ont élargis leurs terrasses… La durée de l’expérience avait pour but de casser les routines des habitants et de prendre le pouls de la valeur de l’amélioration obtenue. Certaines des améliorations, comme l’élargissement des trottoirs, l’installation de mini-parcs ont été prolongées au-delà de l’événement, certaines déviations maintenues et la vitesse réduite. Un jour par mois, le quartier demeure sans voitures.

Reste que le coût de l’expérience (10 millions de dollars dont l’essentiel est allé à l’aménagement de la voirie) est tout de même important. Un livre a été éditépour raconter l’expérience. Cet automne, Otto-Zimmerman va répéter l’expérience dans un quartier de Johannesburg en Afrique du Sud et une autre ville devrait suivre.

Via : à lire ailleurs