Les automobilistes bientôt rémunérés pour les données acquises par leurs véhicules ?

Depuis quelques jours, Jaguar-Land-Rover effectue en Irlande les premiers tests d’un portefeuille intelligent, basé sur des cryptomonnaies (IOTA Fondation), directement intégré dans la voiture. Il permettra par exemple de payer sa recharge électrique, son parking ou ses péages sans équipement supplémentaire et sans abonnement.

Take the money and drive

Rien à voir avec la cartographie me direz-vous ? Mais si, car, qui dit portefeuille dit à la fois dépenses et… recettes. Le conducteur peut également gagner de l’argent en acceptant d’envoyer des données captées par sa voiture telles que nids-de-poule ou ralentissements aux autorités ou à un fournisseur de services de navigation. Ces transmissions de données géolocalisées permettront ainsi d’améliorer l’état des routes et les conditions de circulation. Ce « smart wallet » fait partie intégrante de la stratégie Destination Zero de Jaguar Land Rover « zero emissions, zero accident and zero congestion ».« Pour atteindre cet objectif, il faut notamment développer une économie du partage dans laquelle le véhicule joue un rôle essentiel en tant que collecteur de données dans la ville intelligente du futur »précise le communiqué officiel.

Un premier pas sur un vaste sujet

La proposition du constructeur permet d’établir une relation commerciale entre un particulier et une autorité publique ou un service de navigation… Mais jusqu’où le conducteur gardera-t-il la maîtrise des flux qu’il génère ? Pourra-t-il refuser de transmettre certaines données à certains organismes ? Jusqu’à quel niveau de détail ? Compte tenu de l’organisation de l’entretien des routes dans un pays comme la France, un tel système ne pourra s’envisager sans un intermédiaire agrégateur… Qui définira les prix des données ? Qu’est ce qui empêchera l’avenir le conducteur de réclamer de l’argent pour d’autres données que celles prévues aujourd’hui ? Véritable boîte de Pandore, la question de la valorisation des données acquises par nos capteurs individuels n’a pas fini de nous interroger.

Source : http://decryptageo.fr/les-automobilistes-bientot-remuneres-pour-les-donnees-acquises-par-leurs-vehicules/

Et : https://www.usine-digitale.fr/article/vous-pourriez-bientot-gagner-de-l-argent-en-conduisant-en-echange-de-donnees-trafic.N839415

Deux voies de circulation, 50 km/h… le rapport choc sur le périphérique à Paris

La commission d’élus chargée de réfléchir à l’avenir du périph’ a bouclé son rapport, que nous nous sommes procuré. Une vraie révolution pour les automobilistes.

Les usagers du périphérique parisien vont-ils devoir passer aux 50 km/h à relativement brève échéance ? C’est en tout cas l’une des principales mesures « chocs » recommandées par la Mission d’information et d’évaluation (MIE) de la mairie de Paris chargée de réfléchir à l’avenir de l’anneau routier qui ceinture la capitale dans un rapport que nous nous sommes procuré.

Un rapport remis le 21 mai à Anne Hidalgo

Cette mission, composée d’une quinzaine d’élus issus de tous les groupes politiques du Conseil de Paris, a presque achevé ses travaux commencés à l’automne dernier. Si son rapport définitif ne sera remis à Anne Hidalgo que le 21 mai prochain, le prérapport comporte de nombreuses préconisations qui pourraient changer « l’autoroute » parisienne en boulevard urbain, qui représente à elle seule un quart des déplacements parisiens. Et par la même la vie des centaines de milliers d’automobilistes qui l’emprunte chaque jour (1,2 million de véhicules/jour).

Baisser la vitesse à 50 km/h

La réduction de la vitesse est la plus marquante des mesures préconisées par la mission périphérique. «Afin d’améliorer la fluidité du trafic » est-il écrit dans le rapport.

La vitesse maximale autorisée sur le périph’ avait déja été abaissée de 80 km/h à 70 km/h le 10 janvier 2014. Un an après, la mairie de Paris avait tiré un bilan positif de cette mesure.

Le nombre d’accidents constatés sur le périphérique parisien avait diminué, en 2014, de 15,5 % par rapport à 2013, pour s’établir « à son plus bas niveau depuis dix ans ». Dans le même temps, le nombre d’infractions à la vitesse avait été multiplié… par deux !

Le rapport suggère de baisser la vitesse également sur les autoroutes et voies rapides qui ceinturent Paris à l’intérieur de l’A86. «Souvent congestionnés l’A86, les tronçons de l’A1, l’A103, l’A4, l’A6, l’A13, l’A14 doivent passer à 70 km/h » affirment les auteurs du rapport.

Moins de voies de circulation

Mais les membres de la commission suggèrent aussi de créer sur le périphérique une voie qui serait réservée aux transports en commun, au covoiturage et aux véhicules propres. Autant de place en moins pour les conducteurs de véhicules « classiques » qui pourraient en outre perdre d’autres voies sur certains tronçons.

Les rapporteurs proposent en effet de réduire le nombre de voies à 3 (deux pour les particuliers, plus celle qui serait réservée aux transports en commun et au covoiturage) sur l’ensemble de 35 km du périphérique, au lieu de 4 ou 5 voies selon les secteurs. L’espace récupéré pourrait être « remis en pleine terre » lorsque cela est possible.

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Les poids lourds interdits

Les membres de la commission demandent à l’Etat d’interdire le périph’ aux poids lourds (plus de 3,5 t) en transit dans la région parisienne. Des camions qui sont déja interdits de séjour dans les rues de la capitale. Plus généralement, les auteurs ont l’ambition de repousser le trafic dit de transit au-delà des frontières parisiennes : «le contournement de Paris ne se fera que par l’A86. On peut envisager alors la refonte des arrivées des anciennes autoroutes sur le périphérique ».

Réagir plus vite aux pics de pollution

C’est une demande régulière de la mairie de Paris, relayée par le rapport : «demander à l’Etat que soit mise en place la circulation différenciée y compris sur le périphérique au minimum 24 heures avant les pics de pollution annoncés ».

Toutes ces mesures — qui sont accompagnées de recommandations visant à réduire le bruit ou à améliorer l’esthétique des abords du périph (végétalisation des parois et du terre-plein central)— pourraient être mises en œuvre durant la décennie 2020-2030… si les préconisations de la MIE sont adoptées. Les membres de la commission (qui n’ont pas encore adopté leur rapport) ont encore d’importants points de divergence selon leur couleur politique.

« Mais les mesures les plus symboliques (réduction de la vitesse et du nombre de voies) font consensus », souligne-t-on dans l’entourage de la commission.

Source : Deux voies de circulation, 50 km/h… le rapport choc sur le périphérique à Paris – Le Parisien

Entretien des autoroutes : comment ça marche ?

Saviez-vous que des drones surveillaient l’état des ponts ? Qu’une chaussée était refaite tous les 15 ans ? L’entretien des autoroutes, c’est une mission de longue haleine pour garantir votre sécurité sur un réseau impeccable. Découverte.

Surveillance, sécurité, interventions en mode furtif : découvrez tout ce que nous faisons pour vous garantir des autoroutes sûres, disponibles et impeccables.

Un travail de surveillance au service de la sécurité

De la chaussée aux clôtures, des ouvrages d’art aux glissières de sécurité, la surveillance et l’entretien du patrimoine autoroutier mobilisent un grand nombre de nos collaborateurs et d’entreprises partenaires. Plus de 140 personnes sont directement attachées en interne à la gestion du patrimoine, relayées sur le terrain par les hommes et femmes en jaune, auxquels il faut ajouter des bureaux d’étude et des entreprises de travaux.

« Sur des réseaux comme APRR et AREA, la gestion du patrimoine devient un enjeu majeur. Il s’agit d’entretenir tout le réseau pour assurer un haut niveau de qualité et de sécurité des infrastructures à court, moyen et long terme. C’est une mission importante que les usagers voient au travers des chantiers mais qui demande un travail conséquent en amont consacré à la surveillance et à de la préparation technique de nos interventions », signale Christophe Mathey, directeur adjoint infrastructure patrimoine et environnement. 

Des interventions en mode furtif

La discrétion, c’est le maître-mot de l’entretien. « Un grand nombre de nos interventions ont lieu sur les voies de l’autoroute » rappelle Sébastien Breton, chef du département infrastructure et environnement. « Or toute intervention sur la chaussée constitue une gêne pour les clients et entraîne des risques pour la sécurité des agents. Nous devons donc intervenir le plus furtivement et le plus efficacement possible. » Être furtif, c’est par exemple utiliser des drones pour examiner les ponts. C’est aussi faire des reconnaissances noyées dans le flux de circulation grâce à un véhicule équipé de radars et de capteurs qui vérifie l’état des chaussées et des équipements par des diagnostics fiables et précis. Toutes ces approches reposant sur la technologie viennent compléter la surveillance quotidienne réalisée par les agents APRR et AREA et les inspections des entreprises spécialisées. Côté chantiers, tout est pensé et étudié pour réduire au maximum les durées d’intervention en fonction des trafics et en garantissant la sécurité de tous.

A l’approche d’un chantier : ralentissez !

Chaque personne qui intervient sur l’autoroute est en danger. Nos équipes prennent des risques pour assurer votre sécurité. Par exemple, en cas d’annonce de forte pluie, les hommes en jaune ont pour mission de nettoyer toutes les grilles d’évacuation des eaux afin d’éviter les retenues sur la chaussée. Alors à l’approche d’une zone de chantier ou en présence d’un agent à proximité des voies, réduisez votre vitesse, n’enclenchez pas de dépassement et éloignez-vous le plus possible de la zone de danger.

Quelle durée de vie pour les grands équipements autoroutiers ?

  • Une chaussée : la couche de surface est refaite environ tous les 15 ans.
  • Un pont : sa durée de vie est calculée pour une très longue durée (100 ans). Un entretien périodique est programmé tous les 10-15 ans pour assurer sa longévité.
  • Une glissière de sécurité : plus de 30 ans, si elle n’est pas endommagée par un accident. 

Source : APRR

Les modalités du second plan de relance autoroutier finalisé

Alain Vidalies a annoncé, le 26 janvier 2017, que les modalités du nouveau plan d’investissement autoroutier ont été finalisées avec les sociétés concessionnaires et les collectivités territoriales. Ce plan de relance de plus de 800 millions d’euros sera financé par les collectivités qui apporteront en moyenne plus de 50% du montant total, le solde proviendra d’une hausse des péages de 0,1 à 0,4% par an de 2019 à 2021.

Source : Les modalités du second plan de relance autoroutier finalisé

Des routes enfin silencieuses grâce à un revêtement innovant

Les routes sont bruyantes, non seulement à cause des moteurs, mais aussi parce que les pneus frottent sur la chaussée. Alors, comment remédier à ce problème ? la chaîne Euronews nous parle d’une solution innovante venue du Danemark dans ce nouvel épisode de Futuris.

Source : Des routes enfin silencieuses grâce à un revêtement innovant

Autoroute apaisée, contribution au débat – Scot 2030

Dans la cadre des ateliers du Grenelle (2010), l’EP SCoT a proposé à des professionnels, des enseignants et des étudiants de l’Institut d’Urbanisme de Grenoble, de l’École Nationale des Travaux Public d’Etat et de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, de simuler le principe des autoroutes apaisées sur l’A48 et la rocade Sud.

Retrouvez les éléments et conclusions de ces travaux :

Source : Autoroute apaisée, contribution au débat – Scot 2030

Kézako : comment se forment les embouteillages routiers ?

Même si le trafic routier est très semblable à l’écoulement d’un fluide, c’est principalement la psychologie des conducteurs qui est à l’origine du premier ralentissement lors d’un embouteillage. Unisciel et l’Université de Lille 1 nous expliquent avec le programme Kézako comment naît ce phénomène.

Source : Vidéo > Kézako : comment se forment les embouteillages routiers ?

L’Allemagne rêve activement d’autoroutes à vélo

Une piste large et éclairée, sans feux rouges ni carrefours : le rêve du cycliste pourrait bientôt devenir réalité dans une série d’agglomérations allemandes inspirées du Danemark et des Pays-Bas. S’y développe en effet des projets ‘d’autoroutes à vélo’ pour désengorger le trafic routier. Reste à trouver le modèle de financement pour dépasser le stade d’un réseau embryonnaire.

Source : L’Allemagne rêve activement d’autoroutes à vélo

La Sanef va analyser le taux d’occupation des véhicules sur l’A14

Le groupe japonais Nec et la société d’autoroute Sanef vont tester, à partir de novembre 2015, un système de comptage automatisé du nombre de passagers par voiture. Cette expérimentation sera menée au péage de Montesson sur l’A14. L’objectif ? Connaître le taux d’occupation des véhicules afin de développer des mesures favorisant le covoiturage.

Source : La Sanef va analyser le taux d’occupation des véhicules sur l’A14

Grand contournement ouest : l’Etat prévoit une augmentation de trafic sur l’A351

Interrogé dans le cadre de l’enquête public sur le tronçon de TSPO (Transport en Site Propre de l’Ouest strasbourgeois), qui doit voir une ligne de bus relier Ittenheim à Strasbourg, l’Etat reconnaît que la mise en service du GCO entraînera une augmentation de trafic conséquente sur cet axe autoroutier, communément appelé autoroute de Hautepierre.La variante retenue pour le dossier soumis à l’enquête publique n’est pas celle qui favorise au maximum le parcours des transports en commun sur l’axe A351-RN4 « car c’est la plus coûteuse, combinant des aménagements à la fois sur la RN4 et sur l’A351 ».

Source : Fil Info | Grand contournement ouest : l’Etat prévoit une augmentation de trafic sur l’A351

Le plan de relance autoroutier signé

Le gouvernement a signé le plan de relance autoroutier des sept principales sociétés concessionnaires d’autoroutes. En contrepartie de l’allongement de la durée des concessions, une vingtaine d’opérations seront réalisées à leur charge pour un montant de 3,27 milliards d’euros.

Source : Le plan de relance autoroutier signé

Autoroute et ville : vers une réconciliation ?

Est-il possible de conserver des grands axes routiers au sein de nos villes, sans pour autant diminuer la qualité de vie ? Nous étions au colloque national “Ville et Autoroute, vers une réconciliation ?”, organisé à Paris le 26 mai dernier par le VTIF et la Fédération Nationale de Agences d’Urbanisme.

Via : mobilite-durable.org