État des lieux sur le transport maritime et fluvial français

Le transport maritime et fluvial, dont l’importance a été rappelée tant dans les lois Grenelle que dans les deux derniers appels à projets de transport collectif et mobilité durable, est un outil structurant pour l’élaboration des politiques de déplacements urbains. Ce mode de transport est amené à se développer dans les années à venir. Tant en termes d’intermodalité que d’innovation, ce dernier représente un vecteur de valorisation du réseau de transport de l’agglomération et a, à ce titre, toute sa place dans les réseaux de transports collectifs urbains.

Face à ce constat, le GART vous propose un état des lieux de l’exploitation des navettes fluviales et maritimes dans les réseaux urbains de province :

  • Ajaccio (en expérimentation depuis 2015 et entré en exploitation à partir de 2017) : une ligne qui relie Ajaccio à Porticcio, deux pontons et un bateau ;
  • Bordeaux (en exploitation depuis 2013) : le service BatCub compte une ligne de navette fluviale, cinq pontons et trois bateaux (depuis janvier 2017) ;
  • Calais (en exploitation depuis 2013) : une ligne de navette fluviale « Majest’in », cinq pontons et un bateau ;
  • La Rochelle (en exploitation depuis 2009) : le service de navettes maritimes Yelo compte deux lignes, un bus de mer et un passeur, ainsi que quatre bateaux électro-solaires ;
  • Lorient (en exploitation depuis 2006) : le service bateau-bus comprend cinq lignes régulières et une ligne estivale, six bateaux dont un électrique ;
  • Marseille (première ligne lancée en 2012, trois lignes recensées depuis 2015): les navettes maritimes de la RTM comptent trois lignes régulières et quatre pontons, ainsi qu’un passeur ferry boat entre le Quai de Rive-Neuve et le Quai du Port. La flotte est composée de trois navettes et un ferry boat. L’exploitation se déroule, le plus souvent, du 1er mai au 30 septembre de chaque année ;
  • Nantes (depuis 1997 pour le premier passeur de l’Erdre et 2005 pour le service Navibus) : le service Navibus comprend deux lignes, quatre pontons et quatre bateaux ;
  • Toulon (depuis 2013, les navettes sont exploitées par le réseau Mistral) : les bateaux-bus du réseau Mistral comptent trois lignes de navettes maritimes avec douze bateaux dont deux éco-bateaux hybrides et huit pontons.

Les territoires d’Outre-mer sont également à citer, à l’image de la Communauté d’agglomération centre Martinique (CACEM).

En parallèle de l’exploitation, plusieurs projets de navettes fluviales ou maritimes, lauréats des appels à projets de transport collectif et mobilité durable, se concrétiseront. Pour rappel, les navettes fluviales et maritimes n’ont été intégrées que dans les appels à projets 2 et 3 (subvention au financement des pontons).

Exemples de projets subventionnés dans le cadre des appels à projets :

  • Boulogne-sur-Mer (début des travaux en 2017 et mise en service en 2018) : création d’une navette maritime entre Nausicaa et le quartier de la Capécure ;
  • Syndicat mixte de gestion et d’exploitation des transports urbains (SMGETU) d’Istres-Martigues (début des travaux en 2018 et date de mise en service prévue en 2019) : création de deux lignes maritimes sur l’Étang de Berre ;
    • Ligne 1 : Istres-Marignane ;
    • Ligne 2 : Martigues-Marignane ;
      À noter que depuis le 1er janvier 2016, le SMEGTU d’Istres Martigues a été intégré dans la Métropole Aix-Marseille Provence, la nouvelle autorité organisatrice de la mobilité du territoire.

Enfin, il est à noter que le Conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités a délibéré en janvier 2017 sur la réalisation d’une étude sur le transport fluvial de personnes et a signé en janvier de la même année, avec la compagnie des Batobus, une convention permettant aux détenteurs de la carte Navigo (abonnement de transport francilien) de se déplacer via les navires de la compagnie pour un tarif préférentiel.

Pour aller plus loin et savoir quels enjeux et quelles questions techniques ou réglementaires se posent aux autorités organisatrices de la mobilité lors de la planification, la mise en œuvre ou l’exploitation de tels systèmes, le GART organisera une table ronde dédiée dans le cadre des Rencontres nationales du transport public à Marseille, le mardi 10 octobre 2017 de 10h à 11h30 (atelier 1). Pour répondre à toutes ces questions, élus et experts apporteront leurs retours d’expériences et leurs témoignages.

Source : État des lieux sur le transport maritime et fluvial français – Gart

Transport de voyageurs régionaux Comparaison fer/route du point de vue des coûts ressentis par l’usager

Ce rapport fait suite à une étude réalisée sur l’intermodalité entre la voiture et le train (Parcs-relais pour l’intermodalité voiture + train ; Revue bibliographique et études de cas de gares à vocation interurbaine) disponible sur le site de la DTecITM.
Cette étude comportait une comparaison des temps de parcours routiers et intermodaux (voiture+train) vers la gare de la ville principale de la région. Il a été choisi de traiter l’aspect coûts séparément dans cette note, en raison de sa complexité.

Notamment, se pose la question de la perception du coût par les usagers, car celui-ci peut varier en fonction des usagers (abonnements train ou télépéage) et se décompose en parts fixes et variables, notamment pour la voiture (coût d’achat, de roulement, d’entretien, d’assurance)

L’objectif de cette note est ainsi de connaître les différents postes qui composent le coût de la voiture et du train et de mettre en évidence la différence entre le coût complet moyen et le coût « ressenti ». Cette note est organisée sur deux parties :
Partie I : Détermination du coût « ressenti » de la voiture et du train à partir d’une synthèse bibliographique (avec une comparaison sur des liaisons régionales).
Partie II : Estimation du coût « complet moyen » de la voiture et du train à partir d’une synthèse bibliographique (avec une comparaison sur des liaisons régionales).

Source : CEREMA

Document : 1501w-Transport_regionaux_voyageurs_comparaison (format pdf – 4.1 Mo – 05/03/2015)

Le voyage sans couture va passer par le sans contact

Gemalto, Orange, la RATP et la SNCF ont annoncé, le 3 décembre 2015, la création de Wizway Solutions, une joint-venture dédiée au développement de la mobilité sans contact. L’objectif ? Faciliter les déplacements des usagers en leur permettant de valider leurs billets avec un smartphone NFC, quel que soit le mode de transport.

Source : Le voyage sans couture va passer par le sans contact

La Caisse de dépôt et placement du Québec acquiert 30% de Bombardier Transport

La Caisse de dépôt et placement du Québec acquiert 30 % de la nouvelle société BT Holdco qui détiendra tous les actifs du secteur transport de Bombardier. Le montant de la transaction s’élève à 1,5 milliard de dollars US, ce qui valorise Bombardier Transport à 5 milliards. Lutz Bertling reste président de l’entreprise.

Source : La Caisse de dépôt et placement du Québec acquiert 30% de Bombardier Transport

Ce que les transports révèlent de notre société

Les flux des passagers qui empruntent les transports chaque jour produisent des données utiles pour les opérateurs et les politiques publiques. Lorsqu’on les met en perspective, on s’aperçoit qu’elles peuvent également révéler les inégalités existantes au sein des territoires. Pas étonnant qu’elles deviennent des sources d’inspiration pour qui souhaitent dévoiler ces disparités.

 

Source : Ce que les transports révèlent de notre société

La logistique verte au service du transport de marchandises

Le fret de marchandises en ville reste un important facteur de pollution et de congestion. Pas étonnant donc qu’au SITL 2015, on s’interroge sur la meilleure façon de rendre la logistique davantage durable. Revue des initiatives à retenir.

 

Source : La logistique verte au service du transport de marchandises

It’s amazing how many more commuters would drive less if they didn’t get free parking

The lure of the space overwhelms almost all other commuter benefits.

Via : citylab.com et paristechreview.com

13,1 milliards d’euros de fonds européens pour les projets de transports

La Commission européenne devrait investir 13,1 milliards d’euros dans 276 projets de transports sélectionnés dans le cadre des premiers appels à propositions du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE). En France, sontnotamment retenus des études sur un système d’interconnexion entre le métro du GrandParis et les aéroports parisiens, le Lyon-Turin, la ligne nouvelle Bordeaux-Daxou encore un projet de déploiement de systèmes de transport intelligents (ITS) sur les autoroutes, routes et rues.

Source : 13,1 milliards d’euros de fonds européens pour les projets de transports